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Mario nous a fait une grosse frayeur le week end dernier. Samedi soir, alors que nous étions de sortie, j’entends Mario éternuer plusieurs fois de suite, je me dis « tiens bizarre », mais comme on s’est apprêtées, les cheveux ont été plus que laqués ! C’est peut-être cela puis je m’en vais, de retour, très tard alors que je vais me coucher, j’ai l’impression d’entendre un éternuement, j’écoute, rien, je vais me coucher. Dimanche matin, Mario, est dans sa cage, l’air normal, en train de déjeuner mais je trouve bizarre qu’il ne dise rien, à partir de ce moment là, je l’observe, j’en parle à ma mère et à ma sœur qui ne lui trouvent rien d’anormal. Bon, je me fais peut-être des idées, je demande à Mario si ça va, il me « répond » en imitant le bruit que l’on fait quand on se mouche ! Viens midi, il ne demande rien pas « c’est bon » qui indique qu’il veut manger. Cela commence à me turlupiner, j’écoute deux fois plus mais rien, sauf qu’il s’est installé sur un perchoir bien en coin de sa cage et qu’il ne veut pas en bouger. Nous nous installons dans une pièce à côté pour regarder la télé, j’entends Mario qui baragouine, je me détends un petit peu, par deux fois je me lève voir ce qu’il fait, rien à signaler. A chaque fois que je lui demande des nouvelles, il me répond en se mouchant (toujours de l’imitation). Je reviens avec lui, je bouquine puis j’entends 5 éternuements de suite puis il tousse, alors là, je peux vous dire que mon sang s’est glacé, mon cerveau s’est mis en ébullition, pensant au pire, aux autres oiseaux, à bébé Titeuf qui venait juste de lui être présenté… Une fois mes esprits retrouvés, première chose éloigner Titeuf et le surveiller, puis sortir Mario de sa cage, le rapprocher d’une source de chaleur, et le tripoter pour voir si j’entends quelque chose en approchant mes oreilles de son bréchet, regarder son nez pour détecter d’éventuels écoulements, lui ouvrir son bec. Rien. Mais je me dis s’il recommence dans l’heure, j’appelle le véto. Je retrouve des vitamines, je lui en administre quelques gouttes, la chaleur lui ayant fait du bien, Mario décide de s’amuser et de faire le tour de la pièce à pied, je retrouve mon oiseau, le soir il mange plutôt bien, il n’a pas toussé ni éternuer, bon je vais me coucher. Thalie, dont la chambre se situe au dessous de la pièce de vie s’est levée plusieurs fois dans la nuit mais à l’aube Mario s’est remis à éternuer et quand je me suis levée, elle avait entendu quelques crépitements. Cette fois ci, on appelle le véto pour prendre rendez-vous, à première vue Mario n’a pas l’air mal, il déjeune bien, parle à Titeuf par pièce interposée, mord tout les doigts qu’il peut trouver (ce qui là est un signe qu’il ne va pas bien).
Direction chez le véto, sage dans la salle d’attente, toujours l’œil vif et intéressé par le va et vient, pas prostré du tout, c’est notre tour, monsieur ne veut pas sortir et dit « non » au véto, puis le véto écoute ce qu’on a remarqué et Mario décide de sortir, l’auscultation peut commencer, pas de signes extérieurs mais vu tout ce qu’on lui a dit, cela ressemble à un coup de froid et lui donne un antibiotique pouvant aussi détruire d’éventuels chlamydiae pour dix jours, il doit être surveillé, à ce moment là Mario a la bonne idée d’éternuer ce qui permet d’ajuster son diagnostic et son antibiotique. Avant de repartir, il me demande de le tenir au courant de l’évolution et me dit qu’il était là si cela n’allait pas mieux. En parlant du compte rendu du véto, ma mère se rappelle que le chien avait ouvert la baie vitrée, et cela depuis assez longtemps car il faisait froid dans la pièce et Mario avait eu droit à sa douche le matin ….
Trois heures après l’administration de l’antibiotique, Mario va mieux, il a éternué mais pas tousser, il parle et je me rends compte qu’il est peu enroué quand il parle, le soir il s’avale une grosse cuillère de purée, il en avait tellement envie que j’ai cru qu’il allait se boucher les narines ! Et, il m’a dit « Véro, je t’aime coucou »
Deuxième jour, Mario va de mieux en mieux, il parle, il joue, il prend son antibio dans de la grenadine et du potage, il mange comme un ogre, il éternue encore un peu. Il a volé sur mon épaule et m’a gratifié d’une parade amoureuse, trop contente j’ai laissé faire.
Troisième jour, Mario n’a pas éternué de la journée, n’est plus enroué, mange, joue, parle, chante, je suis même obligée de lui demander de baisser d’un ton !
Quatrième, cinquième, sixième, septième jour, tout va bien, Mario est redevenu l’oiseau que j’ai toujours connu.
Aujourd’hui, huitième jour, après une grasse matinée, Mario a retrouvé Titeuf , ils ont vocalisé à cœur joie, toujours de l’antibiotique, Mario a retrouvé sa forme.
Voilà, la frayeur que m’a causée Mario, mon rayon de soleil, je m’excuse de ne pas vous en avoir parlé plutôt, mais je ne pouvais pas… Maintenant que le plus dur, je l’espère, est passé, je me félicite d’avoir lu vos posts et je remercie aussi Suzy de nous faire partager son savoir, notamment sur l’observation, car grâce à cela je suis sûre d’avoir gagné 24 ou 48 h par rapport à l’évolution de la maladie.
Pardon, j’ai été très longue.
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