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27
septembre 2006
JHAYA, un Gris atteint de PBFD dans ma vie.

Paru dans Perroquet malade |

JHAYA a toutes ses plumes depuis un an et le voici à la douche comme toutes les semaines……Quelle sublime idée que ce blog ! Merci Suzy !

JHAYA, comme tout le monde le sait peut être, est entré dans ma vie le 18 deptembre 2005 à 18h00. Quelle précision me direz vous mais ce que l’évènement a définitivement bouleversé ma vie de famille, ma vie tout court.

JHAYA est un jeune Gris de 1 an et demi ( né en janvier 2005 ) qui nous surprend tant par son aptitude à apprendre que par celle de nous surprendre mais je sais que vous aussi, vous savez tout cela… Notre vie avec lui s’est assombrie quand nous avons appris le mal qui rongeait notre BB….4 lettres qui frappent comme la foudre et qui tranchent comme la lame : PBFD.
Des semaines durant, je pleurais et vomissais ma haine des revendeurs en ressassant les dires d’un vétérinaire qui se complaisait à me répéter encore et encore qu’il n’y avait rien à faire , qu’il etait condamné, ce que je refusais d’entendre.
JHAYA, mon BB allait donc mourir sous mes yeux sans que je ne puisse l’aider ? INCONCEVABLE ! J’allais donc au combat de cette infame saloperie toute lucidité gardée ….je me documentais sur internet,  écoutais tous ceux du forum qui me remontaient le moral comme ils le pouvaient, lisais les thèse du professeur untel et untel sur la PBFD, fouillais tout ce qui était exploitable et m’enfonçais dans une recherche frénétique que tout le monde, chez moi commençait à trouver bien étrange et disproportionnée.

Puis, un jour, je tombe sur le lien d’un véto qui pratique au Luxembourg, alors je fonce, je l’appelle, appelle à l’aide, fais le point avec lui et l’espoir nacquit.
JHAYA, lui, bien inconscient de ce qui se tramait dans son petit corps d’oiseau, continuait d’évoluer malgré tout comme si le mal qui le rongeait , ne faisait en fait ,que l’effleurer….
Un beau jour d’avril, alors qu’on avait appris la maladie en janvier, nous partimes pour le LUXEMBOURG tester ce traitement dont tout le monde sait qu’il débouche sur un espoir mais à cette époque là, personne n’y croyait et tout le monde m’en dissuadait car trop tout cela demeurait très expérimental : Or qu’avais-je à perdre ? RIEN car mon petit allait en crever de cette chose immonde.
Je m’y rendais donc pleine d’espoir meme si le médecin de JHAYA m’avait quelque peu refroidie sur l’évolution probablement négative de la PBFD sur JHAYA…. La mort de rapprochait en douce grimaçante, menaçante, terrifiante. Il ne voulait pas me donner d’espoir, repoussant meme ma proposition de le rencontrer dans sa clinique avec mon petit sous le bras…..Mais je m’acharnais et je voulais gagner ce combat ne serait-ce que pour faire taire les défaitistes qui me repétaient que tout était fichu….

Deux séries d’injections et trois mois plus tard, mon petit revenait négatif à la PBFD tentant même d’effectuer son premier vol qui fut un succès ( il me faut rappeler que JHAYA n’avait jamais volé à cause de la maladie qui avait endommagé ses plumes alaires)  et qui força notre admiration pour ce petit être qui luttait depuis des mois pour vivre avec tout notre amour et notre acharnement de parents non résignés.

JHAYA n’est plus le même depuis cet épisode; il est un autre et mène désormais une vraie vie de perroquet Gris faisant et multipliant les bêtises et les dégradations en tout genre. Il se frotte à la vie avec une telle allégresse que je me suis retrouvée débordée et paniquée. Il devenait si plein de vie ! comment cela etait-il possible ? comment avais-je pu croire que le JHAYA timide et éteint du début etait le vrai JHAYA ? comment avais-je pu me tromper à ce point ?
J’étais et demeure encore aujourd’hui un peu perdue car il est devenu si turbulent et agité, cabochard et cabotin …. comme sa mère me semble-t-il….
JHAYA, pour moi , n’est pas un animal ; il est un membre de la famille et tient une place essentielle au coeur de notre foyer. JHAYA est une personne qui nous aime pour ce que nous sommes et ce que nous lui donnons chaque jour. Ses yeux, tantôt ronds, tantôt en amande trahissent une intelligence qui me dépasse et que je ne comprends pas toujours et à laquelle je réponds maladroitement parfois….J’apprends avec lui, je respire avec lui et rêve avec lui…..
Pour moi, le soleil se lève et se couche avec elle pouvais -je entendre dans une réplique de film avec la Al Pacino ; et bien pour moi, c’est un peu pareil ; le soleil se lève et se couche avec mon Gris.

Oh ! bien sur d’autres choses me rendent heureuse dans la vie mais JHAYA m’a donné un ciel plus bleu que celui des autres et cela même quand les nuages s’amoncèlent…. Un gris, ça change la vie et ça la change d’une façon qu’on ne peut imaginer avant qu’il n’arrive.

Voilà, voilà mon histoire, une histoire de Gris qui finit fort heureusement très bien et qui nous fait penser à tous ceux qui luttent contre la maladie.
JHAYA est vraisemblablement le premier perroquet en France à avoir bénéficié du traitement et à s’en être sorti…. il est donc un pionnier et un BB sauvé in extremis et cela, grace à ma rencontre avec l’un de vétos les plus acharnés de la catégorie.
Je suis fière de mon parcours avec lui et s’il fallait que je fasse la somme de tout ce que j’ai appris un un an, et bien j’en serais bien étourdie et bien surprise moi même….
Entêtée, têtue, acharnée, butée parfois aussi…. je le suis OUI mais je sais que la force sans le coeur n’est rien et que la persévérance sans l’intelligence , sans le bon sens , résonne dans le vide…. aussi, s’il fallait recommencer, je le referais sans hésiter….
Mon JHAYA, mon Gris, Merci d’illuminer mes jours et de me faire rêver la nuit ; merci de remplir l’espace et de me caresser le visage de ton vol si puissant et si pure….

Aussi, et malgré toute cette pénible aventure, nous songeons très sérieusement à adopter une Grisounette pour notre Grisounet ; et oui, le laisser seul alors que son espérance de vie dépasse très largement celle que la maladie laissait espérer nous pousse à envisager l’avenir avec joie et frénésie. Adopter une Grise, une fiancée pour mon petit coeu-coeur, n’est-ce pas là un heureux dénouement ? C’est comme dans les films hollywoodiens, sauf que là, la fin serait la suivante :   »ils vécurent heureux et eurent plein de petits grisounets » ………..

Merci à vous aussi, membres du forum qui m’avez aidée. Sans vous, je n’aurais pas su, je n’aurais peut-être pas vu.

JHAYA et Cabotine

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24
septembre 2006
Le picage de Karma

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Picage & Santé |

Karma est arrivé à la maison le 23 septembre 2005. Tout de suite choyé et au combien aimé, je pense qu’il a eu sa place immédiatement dans la famille. Il adorait voler dans la maison, jouait beaucoup, était très farceur. Je parle au passé et je vous explique pourquoi. Il y a quelques mois, du jour au lendemain, Karma a commencé à se manger les plumes. Il ne se contente pas de les arracher, non, il les grignote. Il en coupe un bout, le tient dans sa patte, et le grignote comme s’il s’agissait d’une glace. Très inquiète, je suis allée consulter un vétérinaire au mois de février qui m’a préscrit un calmant vétérinaire. Mais j’ai aussi consulté ensuite un grand ami, Richard, qui lui m’a préconisé plutôt le fameux Rescue des fleurs de Bach. J’ai aussi commande en Angleterre du Calcivet que l’on ne trouve en France que pour les bovins!!! Donc, depuis février, Karma a eu son calcium 3 jours par semaine et le Rescue tous les jours, sans compter le perform qu’il prend depuis son arrivée à la maison.

Pas de changement dans son attitude…..il se grignote toujours les plumes, et dès qu’il en repousse il les enlève consciencieusement. Le mois dernier, trois petites plumes rouges réapparaissaient au bout du croupion, elles sont restées 3 semaines.

Le 26 août, nouvelle visite chez le véto. Prescription d’une collerette, véritable engin de torture qui l’empêchait non seulement de se tenir debout dans le fond de sa cage, mais de manger et simplement de bouger. Nous avons tenu le coup avec mon mari 1/4 d’heure environ et nous lui avons enlevé. Je préfère le voir en duvet que malheureux. Il n’a plus parlé pendant 2 jours tellement cela l’avait stressé.

A nouveau téléphoné à Richard qui là m’a demandé de changer le rescue et de donner en fleurs de Bach la formule suivante : Wilg Willow – Chesnut Bud – Rock Water – Hornbeam et Mustard, mélanger le même nombre de gouttes dans un flacon compte gouttes et donner 3 fois par jour 3 gouttes.

Depuis, j’attends, c’est vrai que Karma a l’air de moins casser ses plumes, mais en revanche et cela depuis qu’il ne peut plus voler, il me semble triste, ne joue plus comme il le faisait lorsqu’il pouvait voler, il est la plupart du temps « apathique ». Certes, il lui arrive à certains moments de la journée de beaucoup parler et de nous sortir toute la panoplie de son vocabulaire, il est merveilleusement gentil et affectueux, mais voilà, je le trouve trop triste.

J’espère vraiment qu’un jour je retrouverais le Karma du début, heureux de vivre et volant partout dans la maison.

Merci à vous tous qui avez eu la patience de me lire. Il est bien évident que je vous donnerais des nouvelles régulièrement. Je ne perds pas espoir!!!!!

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