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4
décembre 2009
Jeunes perroquets gris du Gabon : Jeux d’éveil

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Une séance de jeu avec des jeunes perroquets Gris du Gabon qui ont tout juste 3 mois

Ils sont 6, puisque la première est déjà partie dans sa famille d’accueil, et s’intègre parfaitement.

Le vendredi 4 décembre 2009

Ici tout va bien, les titis ont été adorables ce matin.

Tout le monde dormait quand je suis arrivée, j’ai donc signalé ma présence en entrant avant de leur enlever leurs couvertures vers 8h30.

J’ai donné à manger selon le plan je leur ai laissé le temps de bien manger…

Papouf avait le jabot encore bien rempli… quel gourmand celui-là. D’ailleurs N° 3 mange pas mal aussi, Elle se jette sur la gamelle quand ça arrive et tous les deux mangent goulûment dès que je leur mets.

Dans la cage d’à côté, c’est pas la même chanson. N° 21 comme son frère, file sur la gamelle, mais N° 4 et 5 sont beaucoup moins voraces. Elles passent leur temps à se faire des câlins sur le même perchoir et ne s’intéressent pas du tout au repas. J’ai dû les déposer manuellement en face des assiettes pour qu’elles commencent à manger.

Je leur ai laissé pas mal de temps pour qu’ils puissent se remplir l’estomac et j’ai installé la table pour que l’on joue ensemble.

J’ai mis 3 buches, les serviettes éponges à carreaux que j’ai bloquées avec les buches. Sur l’une d’elle j’ai mis de quoi boire et manger… croquettes et fruits frais.

J’ai disséminé, sur la table, des bouchons colorés en plastique ; un tube de sopalin vide ; une boite en plastique orange et, j’ai disposé autour de la table les chaises et ouvert les portes des cages.

N° 3 est sortie la première en courant, elle s’est positionnée sur la chaise la plus éloignée de sa porte et s’est mise en position de bébé devant la bûche que j’avais installée à la verticale pour qu’ils puissent monter sur la table. Je l’ai donc caressée un peu, et je l’ai mise sur la buche. Elle est bien montée toute seule et a atteint la table sans problème.

N° 21 qui s’était mise sur le bord de la cage en voyant ça a voulu aussi atteindre la buche, mais la porte se refermait, donc j’ai dû l’aider et elle a escaladé la buche toute seule

Papouf était sur le bord de sa porte et voulait descendre jusqu’à la chaise, mais bien qu’il se penche bien en avant, il n’osait pas se lancer. Il s’est agrippé, et je l’ai déposé fissa directement sur la table…

N° 5 qui était en train de gratter le plafond de sa cage quand je suis arrivée dans la pièce a fini par en descendre, et d’un vol majestueux est allée se percher au sommet de l’arbre à perroks où elle a atterri comme si elle avait fait sa toute sa vie.

N° 4 quand a elle faisait le bébé sur son perchoir, donc je l’ai prise et mise sur la table et j’ai fait pareil avec N° 5 qui regardait la table avec envie, mais qui n’osait pas se lancer dans le vide du haut de l’arbre.

Pendant que certains traversaient la table ou jouaient avec les bouchons ou encore mangeaient (je ne nommerai pas celui qui mangeait)… N° 3 et N° 5 me réclamaient des câlins.

Puis tous sont venus à tour de rôle ou ensemble réclamer leur part de câlineries.

Donc on a fait une énorme séance de câlins.

N° 3 me pince quand je fais des câlins aux autres. Elle irait même jusqu’à pincer les copains qui s’approchent trop de moi. Donc elle a eu droit à je ne sais combien de « Non ! pas mordre » suivi de l’éloignement.

Mais elle revient en courant, la bourrique, et se niche sous mon bras ou contre ma poitrine. Cela me fait craquer et bien sûr elle avait à nouveau droit à des câlins, même si elle ne les « méritait pas » toujours.

Elle aimer escalader mon bras et grimper sur mon épaule sans même que je m’en aperçoive. Elle est hyper collante.

N° 5 est très câline, douce et surtout très intelligente.

Nous avons joué à « coucou » avec le torchon et au bout d’un moment, ils sont tous venus se placer en rang d’oignons pour être sous le torchon.

N° 3 s’est un peu distinguée en n’étant pas parallèle aux autres mais tous tenaient sous le torchon malgré tout et j’ai regretté de n’avoir pas d’ appareil photos sous la main.

Puis nous avons joué à « ranger les bouchons dans la boite ».

Donc j’ai commencé par jouer toute seule en m’invectivant et m’encourageant moi-même pour leur montrer ce que j’attendais.

Donc ça donnait à peu près cela :

- je regardais les bouchons « Rho le joli bouchon ! ….

- oh ! je prends le bouchon !…. vous avez vu le joli bouchon ? (et tous regardaient) …

- je vais mettre le bouchon dans la boite…. (je faisais tomber le bouchon dans la boite et)….

- bravo ! le bouchon est dans la boite !… c’est bien !…

- bravo et je m’applaudissais

On ne se moque pas !

J’ai refais ça deux, trois fois et j’ai présenté un bouchon avec le « rho le joli bouchon ! »

Le premier qui a attrapé le bouchon proposé, j’approchais fissa la boite, mais ça ne marchait pas, il laissait tomber le bouchon avant que j’ai pu bien placer la boite.

Alors j’ai mis d’abord la boite devant Papouf qui était sur une bûche et je lui ai présenté le bouchon… qu’il a bien sûr pris (dès fois que ça se mange… et l’a fait tomber dans la boîte.

Il a eu droit aux félicitations, bravo, applaudissements, bisous et câlins.

N° 21 qui, bien que plus discrète adore aussi les câlins, s’est emparé d’un bouchon toute seule, mais elle ne voulait pas le lâcher dans la boite et quand elle le laissait tomber c’était toujours à côté.

Elle a eu droit, compte tenu de ses efforts à des encouragements et des câlins.

Mais N° 5 qui était sur mon épaule descend à toute vitesse sur mon bras et file s’emparer d’un bouchon.

Je lui présente la boîte et elle le lâche dedans.

Vous vous rendez compte ? J’en étais baba.

Elle a eu droit bien sûr à toutes les félicitations et récompenses. J’ai voulu recommencer mais tout le monde s’est désintéressé de ce jeu.

On recommencera après demain.

Demain ce sera jour d’arbre à perroquets. Je les ai tous remis en cage pour qu’ils se reposent un peu et j’ai préparé le repas suivant.

Là ils ont été servis et je les laisse tranquille pour qu’ils dorment un peu, j’y retournerai à 14h.

Petite "Suzy" en exploration

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4
novembre 2009
Charlotte et le maître chanteur

Paru dans Les inclassables |

Il y a quelques jours,  j’étais à la campagne, et avec le beau temps qui régnait sur la Touraine, Charlotte, une jeune femelle perroquet Gris du Gabon, comme à son habitude, était dans le jardin.

Charlotte vole librement, entre et sort de la maison selon ses désirs.

Depuis la cuisine, où je vaquais à des occupations culinaires, j’entendais un merle chanter haut et fort : de belles trilles bien structurées : un vrai plaisir.

Puis j’entends un second merle qui reprend les trilles de son congénère.

J’écoute ce concert qui ne cesse de monter en puissance.

Intriguée, je sors pour voir les deux compères en rivalité de chant.

Car s’était bien une rivalité : le premier merle chantait une partitions bien précise, le second répétait cette partition, et le premier merle, voulant sans doute marquer sa grande puissance, ajoutait  une ou deux notes à la phrase musicale, immédiatement reprises par le second merle.

Je sors donc pour jouir du son et du spectacle et je vois, haut perché sur le toit, Monsieur Merle, le bec bien levé, le cou tendu, droit sur ses deux pattes, mettre toute son énergie à siffler.

Le second merle, derrière moi, reprend le chant qui vient d’être lancé par Monsieur Merle.

Je me retourne, et guidée par le chant, je cherche à voir le second merle.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le second merle n’était autre que Miss Charlotte !!!!

C’est elle qui reprenait les mélodies de Monsieur Merle, à la note près, à la même puissance, la même clarté de chant.

J’étais ébahie : que moi je me fasse bluffer par Charlotte, passons, mais qu’un merle se mette à vouloir épater son collègue merle en chantant de plus en plus fort, de plus en plus, ce n’était pas banal.

Voilà comment Charlotte à voulu rivaliser avec un maître chanteur.. un Merle chanteur.

Ils nous surprendront toujours, nos perroquets, et ma Charlotte, elle n’a pas non plus  fini de me surprendre .

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3
novembre 2009

Paru dans Les inclassables |

LES JOURNÉES DU PERROQUET 2010 – 3ème édition

Chris Biro et ses perroquets
Cliquez 2 fois sur l’image pour avoir une grande photo

Les 17 et 18 avril 2010 à Tours, se dérouleront les 3ème Journées du Perroquet.
Cette année, et pour la première fois en Europe, Chris Biro, entraîneur de perroquets depuis 20 ans, viendra partager son expérience de l’entraînement au vol des perroquets.

Chris Biro est un passionné, comme nous, par les perroquets, et son respect et son amour pour ces oiseaux sont immenses.

Voler, pour un oiseau – n’oublions pas que les perroquets sont des oiseaux – voler, donc, pour un perroquet, c’est un une nécessité, mais aussi un droit.

Chris Biro aime voir voler les perroquets, et il n’hésite pas à clamer haut et fort que, pour un oiseau, voler est indispensable à son équilibre, tant physique que psychique.

Au cours de ces journées Chris Biro, et d’autres intervenants de marque, animeront des conférences permettant à chacun de comprendre l’importance du vol pour un oiseau, fut il en intérieur.

Si un oiseau a 2 ailes, c’est pour voler.

Chris Biro animera plus spécialement des ateliers d’entrainement au vol pour les oiseaux de compagnie, ainsi que pour les oiseaux destinés à faire des spectacles de vol libre.

La pratique du vol, tant en intérieur, qu’en extérieur, est un facteur d’équilibre pour la santé du perroquet, santé physique, mais aussi psychique et émotionnelle.

Chris Biro fera partager son expérience personnelle depuis 20 ans, dans l’art de faire voler librement les perroquets.
Cet enseignement, au plus au niveau de connaissance dans le domaine, sera donné avec simplicité, clarté, précision et passion.

Des perroquets seront bien évidemment présents dans la salle pour travailler avec Chris Biro.

Chris Biro n’est encore jamais venu en France, et c’est une occasion à ne pas manquer.

Toutes les conférences données en anglais seront traduites en français.

Vous pouvez déjà avoir un avant goût de ce que fait Chris Biro en visitant son site : Wingsatliberty

Même si vous ne maitrisez pas l’anglais, vous vous régalerez avec les photos et les vidéos.

Deux journées exceptionnelles, instructives et passionnantes à ne pas manquer, que vous soyez éleveur, entraîneur, ou tout simplement amoureux des perroquets.

Les Journées du Perroquets, à Tours les 17 et 18 avril 2010
Renseignement et dossier d’inscription sur demande :
Mail : vol-libre@aedp.fr
Courrier postal : AEDP 81, rue de la Fuye – 37000 Tours

Une belle occasion à ne pas manquer ( les places disponibles sont strictement limitées).

Sans commentaires... Rêvons, tout simplement!

Sans commentaires.....


Cliquez deux fois sur l’image pour la voir en plus grand :cela vaut vraiment la peine !

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1
novembre 2009
ANGIE et la PDD ; ANGIE s’est envolée vers un Paradis…

Paru dans Les inclassables & Perroquet malade |

Bonjour à tous,

C’est dans la douleur que je viens vous annoncer la mort d’ANGIE, la compagne de JHAYA que nous avions adoptée en juin 2007. La petite était arrivée dans une maison paisible à ce moment là et nous avions tout fait pour l’accueillir mais je me suis séparée un 5 mois plus tard du compagnon qui avait adopté ANGIE, cette séparation, ANGIE a eu du mal à la digérer car elle n’a jamais adopté Eric, mon concubin actuel….Fragile et assez maigre, mal sevrée aussi je pense au départ, elle était mal partie pour vivre longtemps. Nos oiseaux sont fragiles et j’avais oublié avec la guérison de JHAYA (JHAYA a guéri d’une PBFD en 2006) que la maladie pouvait reprendre ses droits.

En janvier 2008, je quittais donc mon ex compagnon emmenant son mon bras mes deux oiseaux. La construction d’une volière aluminium étant achevée, les plumeaux pouvaient enfin découvrir leur nouvel univers qui n’avait rien d’une maison ou d’un appartement classique…. ANGIE s’est montrée très vite perturbée et criait beaucoup. Je n’ai pas su détecter ses fragilités sur le coup car je la comparais à JHAYA sans cesse, JHAYA qui, lui, ne montrait rien si ce n’est une méfiance par rapport à ERIC….Jalousie et agressivité étaient à l’ordre du jour mais je ne m’inquiétais pas outre mesure pour lui. Non. Ce qui m’inquiétait vraiment par contre, c’etait ANGIE. ANGIE n’avait rien de serein  et s’alimentait peu ou mal malgré la variété de ce que je leur proposais.

JHAYA quant à lui se montrait de plus en plus agressif avec elle tentant de lui ravir la place dans le cœur d’Éric, la bousculant devant les gamelles pour se nourrir avant elle. En fait rien ne se passait comme avant, tout devenait un problème. Leur cohabitation même en cage séparée par la suite s’est révélée peu concluante et les cris que je ne supportais plus à mon retour du travail ont fini par me dégouter de mes perroquets….Je me surprenais à y penser avec des idées noires et cela m’effrayait. fatiguée et  surmenée par d’autres soucis,je me suis résignée à faire un choix en décembre 2008. Il me fallait me séparer de la plus fragile,  ce choix me déchirait le cœur car elle me préférait alors que JHAYA n’aimait que ERIC…..Comme il avait toujours montré beaucoup plus d’affection pour mon ex compagnon….L’histoire tournait au cauchemar.

J’appelais une amie en décembre 2008 pour prendre la température ; elle avait deux perroquets et vivait encore dans le traumatisme de la disparition de ses trois oiseaux….Tous morts de PDD mais l’histoire des ces décès remontait à 4 ans alors on se dit que l’environnement après des dizaines de séances de désinfection devrait être sain. Même le véto évoque un risque mais un risque minimal toutefois et je suis, à ce moment là tout à fait d’accord avec cela….Ce qu’on ne savait pas c’est que les oiseaux pouvaient être porteurs sains de la PDD….leur structure immunitaire pouvant cependant modifier l’ADN du virus. un oiseau faible au départ peut donc être plus sensible qu’un oiseau en pleine forme mentalement et physiquement…..

En février 2009, ayant pesé le pour et le contre et pour la soustraire de JHAYA et de sa violence, Je mettais ANGIE dans sa cage de transport et l’amenais dans sa nouvelle famille qui l’attendait avec impatience depuis deux mois…..Deux mois c’est le temps qu’il avait fallu pour me résoudre à l’emmener. Malgré ce temps qui s’était écoulé, je partais le coeur serré et déprimée pendant quelques semaines.

Au bout d’une semaine, ANGIE s’était étonnamment bien adaptée et ne pensait qu’à jouer et à manger. La nouvelle maman de ANGIE, au téléphone ne manquait pas toutefois de me faire remarquer sa maigreur, ses fragilités et ses angoisses qui se manifestaient par du picage régulier et féroce….Elle se piquait depuis  mon déménagement et rien ne pouvait la détourner de cette activité qui la transformait peu à peu en oiseau malade. Elle s’arrachait les plumes de la poitrine et de la queue en une heure…..Une catastrophe !

Le temps a passé et je ne l’ai jamais revue. Je ne voulais pas la déstabiliser dans son nouvel univers..Elle avait l’air si heureuse avec ses deux nouveaux compagnons qu’étaient une Amazone et un Gris de 5 ans  Et puis…Il y a une semaine, un mail tomba dans ma boite ; la maman de ANGIE avait repousséle moment de m’informer….Elle m’envoya un courrier me faisant part de l’état désespéré de ma petite fille, sa maigreur, l’énergie qui la quittait…..J’ai pleuré deux jours à l’idée que l’issue etait forcément fatale s’il s’agissait d’une PDD comme cela était suspectée. Des graines dans les fientes et des vomissements réguliers faisaient penser à la maman adoptive que la petite souffrait, tout comme les autres de PDD.

ANGIE deux jours avant sa mort passa une radio dont le compte rendu était sans appel: elle était condamnée et ses intestins mettaient en évidence une lésion énorme……Elle est morte le vendredi soir vers 23h00, soit 5 minutes après que mon amie se soit absentée pour la laisser dormir dans une boite …..Habitée par un pressentiment, elle est redescendue voir ANGIE mais la petite ne donnait plus signe de vie. Elle est morte sans souffrance et dans le chérissement de ses proches. Je suis coupable, je suis coupable, voilà ce que je me répète sans cesse mais cela ne sert à rien de se lamenter ou même de pleurer. Le mal est fait et cette petite n’était pas pour moi et mon train de vie effréné….toujours en déplacement, toujours en mouvement, il aurait fallu qu’elle puisse me suivre comme JHAYA le fait.

Mes yeux sont enflés et je pleure souvent depuis une semaine mais il me reste JHAYA, mon beau JHAYA qui aura 5 ans en janvier ….Je le lorgne toujours un peu inquiète. Depuis sa PBFD,  j’avais oublié qu’un oiseau pouvait mourir….

Pour ceux qui ne le savent pas JHAYA a fait l’objet d’une histoire peu banale et en même temps trop souvent répétée….Je la raconte dans le post « JHAYA, un Gris atteint de PBFD dans ma vie »….

Je suis désolée pour tout cela, je ne m’en remets pas mais seul le chant de JHAYA et ses « coeu-coeurs bisous » me réconfortent un peu.

Nous venons d’acheter une maison en bourgogne et JHAYA profite de la terrasse, ses chants font la joie des voisins et suscitent la curiosité mais mon coeur est rempli d’amertume malgré tout.

Au revoir ma petite fille…..Pose toi sur l’Arc en Ciel des oiseaux partis trop tôt…..Je t’aime et garde en moi le souvenir du petit BB que j’ai nourri à la main….Je suis désolée pour ce que je t’ai fait, j’ai trop de chagrin.

CABOTINE, ERIC et  JHAYA le Grisounator des Boiseries et Canapés

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1
novembre 2009

Paru dans Les inclassables |

Vous êtes victimes d’une escroquerie, ou d’une arnaque sur Internet ?

Vous avez constaté des annonces suspicieuses, qui ressemblent à une tentative d’escroquerie ?

AGISSEZ : vous pouvez réagir, vous battre,

Vous le pouvez, et vous le devez : tous ensemble nous arriverons peut-être à faire diminuer ces annonces bidons inadmissibles

POUR SIGNALER, cliquez ICI

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15
octobre 2009
Achat d’un perroquet : soyez attentifs !

Paru dans Les inclassables |

Je reçois régulièrement des messages comme celui qui va suivre : lisez, et le, et soyez attentifs à la suite.

bonjour,
je vous envois ce courrier en espérant avoir un peu d’aide.

je vous explique,j’ai fait l’acquisition d’un gris du Gabon il y a 15 jours,il et très beau très gentil et en bonne santé du moins c’est ce que je croyais.
je lui ai acheté une belle cage,des jouets,de la nourriture et tous ce qui va avec.

aujourd’hui je ressors du vétérinaire croyant le récupérer et non hélas il m’a dit qu’il été au plus mal.

c’est une maladie que redoute les perroquet et qui ne ce soigne pas.
le propriétaire me la vendu a 14 semaines me disant qu’ils ete en pleine forme hélas non.

puis-je me retourné contre lui?

merci de me répondre

cordialement

Je râle, je peste, je suis triste pour l’oiseau et pour son propriétaire!

Que répondre ?

1. : on ne doit jamais acheter un oiseau non sevré lorsque l’on n’est pas éleveur ! Ou formé au nourrissage à la main.
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Il est évident que le vendeur va vous fournir des arguments de vente pour se débarrasser au plus vite de l’oiseau : Vendu, c’est vendu, et au moment même où vous sortez de chez le vendeur, toute responsabilité vous incombe face à l’oiseau.

Le vendeur a tous les avantages à vous vendre un perroquet non sevré

- Il rentre son argent plus vite,
- Il n’a plus le travail d’un oiseau à nourrir
- Il vous vend de la pâtée, une seringue de nourrissage,
et vous le déchargez des accidents possibles au cours du sevrage.

- Si vous faites une erreur de nourrissage, par exemple que l’oiseau ne grossit pas assez… le vendeur vous dira : ah, mais il était gros et gras en partant de chez nous
- Si l’oiseau s’étrangle en avalant la pâtée, et que vous devez le conduire chez le vétérinaire, cela arrive : Ah! mais vous vous y êtes mal pris! Là encore tout sera de votre faute.
- Si, plus grave, la nourriture de l’oiseau est mal acheminée ( une fausse route- cela arrive aussi) l’oiseau peut s’étouffer, mourir, et là encore ce sera évidemment de votre faute !
- Si, et cela arrive souvent, l’oiseau est brûlé par de la pâtée trop chaude, sortie de micro-onde (cela arrive aussi hélas souvent), ce sera aussi de votre faute.
Et je dis : votre faute, c’est d’avoir accepté d’acheter un perroquet non sevré, mais dans tous les cas, c’est le perroquet la victime, c’est lui qui souffre et/ou qui meurt, et cela aussi, c’est de votre faute car vous vous êtes engagé dans une aventure dont vous ne maitrisiez pas toutes les difficultés.

De plus, sevrer un perroquet ne veut pas dire la nourrir de pâtée!!!

2. Si l’oiseau est porteur d’une maladie grave… ce ne sera évidemment pas chez le vendeur qu’il l’aura attrapée !!!

Combien de fois ai-je entendu l’argument : cet oiseau était en bonne santé quand nous l’avons vendu !
- Je ne connais aucun vendeur qui reconnaisse : Oui, cet oiseau était malade !!!

Donc, quand vous achetez un perroquet, dans les 8 jours, 10 jours maximum, emmenez le chez un vétérinaire qui connait bien les perroquets, et faites lui passer une vraie visite médicale avec recherche de PBFD et de tout ce que votre vétérinaire, et seulement votre vétérinaire peut examiner.

Il n’y a qu’un vétérinaire pour faire un bon examen médical.

De plus, si l’oiseau est malade, soit c’est une maladie soignable et l’oiseau sera soigné immédiatement, soit c’est une maladie, qui hélas n’a pas encore de traitement, et là, avec un certificat médical circonstancié, vous pourrez vous rapprocher de votre vendeur, et tenter un arrangement à l’amiable

Lisez le Petit Guide du savoir bien vivre avec un perroquet heureux :

Vous pouvez télécharger gratuitement ce document sur le site de l’ Association Européenne du Perroquet : cliquez ici

Surtout, ne vous laissez pas convaincre par l’argument de vente, qui touche à votre sensibilité : il sera plus gentil avec vous si vous le nourrissez vous-même : C’est faux !!!!

C’est à l’éleveur de faire la sociabilisation : un perroquet prêt à l’adoption doit être sevré et sociable ! C’est pour vous la garantie d’avoir un perroquet équilibré.. Oui, mais c’est du travail pour l’éleveur, du temps à passer : les bons éleveurs le font, les marchands n’ont sans doute ni le temps, ni la formation pour faire cela.

Une chose encore : si vous acceptez d’acheter un perroquet non sevré, n’oubliez pas que vous en prenez la responsabilité pleine et entière!

- Savez vous combien pèse votre perroquet quand vous l’achetez ?
- Combien il devra peser dans une semaine, dans quinze jours ? Dans un mois ?
- Savez-vous à quel âge vous allez pouvoir introduire les premiers fruits, les premières croquettes, les premières graines ?
- Savez-vous comment introduire cette nouvelle nourriture tout en diminuant la purée d’élevage ?
- Savez vous exactement quelle dose de purée d’élevage ( je parle du poids de la purée, de la consistance du mélange) vous allez devoir donner aujourd’hui, demain, dans une semaine, dans un mois ???

Demandez-vous pourquoi les BONS éleveurs sont si attentifs au poids de l’oiseau ( l’oiseau est pesé chaque jour, une courbe de poids est notée, et est comparée à la norme, selon l’espèce du perroquet).
Demandez-vous pourquoi l’éleveur est attentif à l’aspect des fientes,
Demandez-vous pourquoi l’éleveur vérifie l’état du jabot de l’oiseau, juste avant le nourrissage, et juste après.

Non, nourrir un bébé perroquet n’est pas un acte anondin, sans danger et banal !

Non, sevrer un oiseau n’est pas à la portée de toutes les bonnes volontés du monde

Oui, élever un perroquet à la main, c’est une grosse responsabilité face à l’oiseau, pour aujourd’hui, pour demain et pour le reste de sa vie !

Je ne vais pas ici développer l’aspect important de la construction du psychisme de l’oiseau pendant le sevrage… C’est un autre châpitre, tout aussi important.

Alors, unissons-nous, et prenons l’engagement de ne plus jamais acheter de perroquets non sevrés, et de faire passer une première visite médicale à l’oiseau chez un vétérinaire qui connaît bien les perroquets.

Il y a des lois pour les chiots, les chatons.. Un jour viendra j’espère, où il y aura les mêmes lois pour les perroquets.

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« Nous sommes responsables de ce que nous apprivoisons » Antoine de Saint Exupéry

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14
octobre 2009
Un perroquet bloqué par les Douanes : La Loi, c’est la Loi !

Paru dans Les inclassables |

vous avez peut-être entendu parler de Kokin, ce perroquet Gris du Gabon, saisi à l’aéroport à son arrivée en France.
Vous trouverez ci-dessous les deux dépêches qui ont été publiées dans la presse concernant cette affaire.

Je publie ces articles simplement pour que chacun puisse prendre conscience qu’il y a des lois qui gèrent les transports et les importations d’animaux, et donc les perroquets n’en sont pas exclus.

J’attire l’attention de chacun sur le fait qu’il convient de se renseigner, à des sources fiables et officielles, avant de prévoir de voyager avec un perroquet.

Nous sommes responsables de nos perroquets, et si nous ne prenons pas de précautions AVANT, c’est nous qui mettons en danger la vie et le bien-être de notre compagnon à plumes

Je vous laisse lire ces articles de presse…

Refoulé à la douane, son perroquet du Gabon dépérit
Source : www.ladepeche.fr
Il aurait dû retrouver ses propriétaires. Il va échouer dans un zoo après avoir séjourné en solitaire sur le tarmac de Blagnac.

Il a du mal à parler tant l’émotion l’étreint. Jean-Christophe, 39 ans, n’arrive pas à comprendre pourquoi Kokin, son perroquet n’est pas avec lui à Toulouse. Début septembre, celui-ci doit revenir en urgence à Toulouse depuis la Côte d’Ivoire pour raison de santé : « Je suis parti un peu en catastrophe, explique-t-il. J’ai laissé Kokin à ma compagne qui devait arriver quelques semaines plus tard ». Malgré sa précipitation, le couple prend tout de même le temps de se renseigner sur les consignes à suivre pour ramener le volatile à Toulouse : « On est allé naviguer sur internet, se souvient-il. Le site disait qu’il suffisait de faire établir un certificat international de bonne santé, notamment pour la grippe aviaire ». Mais un autre document était aussi nécessaire : le Cites ou convention de Washington. Ce document régit le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce document établi par la Côte d’Ivoire à la France devait autoriser l’entrée de Kokin. « On ne le savait pas », relève Jean-Christophe. C’est l’absence de ce document qui va « couper les ailes » de Kokin.
Coincé à Blagnac
Kokin est un perroquet gris du Gabon. Cet animal familier en Afrique vit en liberté chez ses propriétaires : « Là-bas, posséder un perroquet est courant. C’est comme avoir un chien ou un chat en France. L’attachement est le même ». Le 18 septembre, la compagne de Jean-Christophe arrive à l’aéroport d’Abidjan et embarque sans problème avec Kokin sur Royal Air Maroc. Lors du trajet, le perroquet voyage en soute pour la somme de 30 €. Arrivée à Blagnac, la compagne de Jean-Christophe présente le certificat de bonne santé de l’oiseau. « Là, en l’absence du Cites, les agents refusent que l’oiseau passe la douane, s’offense Jean-Christophe. L’espèce est protégée et sans cette pièce administrative, il ne peut débarquer. Les ordres du ministère de l’environnement sont stricts ». Kokin est alors confronté à trois solutions : soit il reste en France et part dans un zoo, soit il est euthanasié, ou bien il retourne en Côte d’Ivoire contre 1 700 €. « Je n’ai pas cette somme », avoue Jean-Christophe en recherche d’emploi. En attente d’une solution, Kikou est alors installé dans une cabane sur le tarmac de l’aéroport de Blagnac. Un cas pas isolé. A Paris, chaque année, près de 150 perroquets refoulés meurent sur l’aéroport d’Orly.
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Kokin sera placé dans un zoo
La mésaventure de Kokin s’achève plutôt bien. Même si Jean-Christophe ne peut pas récupérer son perroquet, ce dernier – pour le moment placé en quarantaine à l’Ecole vétérinaire de Toulouse – sera placé, selon les capacités d’accueil, dans un zoo en France, évitant ainsi l’euthanasie : « Depuis la grippe aviaire, nul ne peut déroger aux consignes, affirme Sonia Kaeuffer, responsable du poste frontalier vétérinaire de Blagnac. Ce propriétaire, même si sa bonne foi n’est pas contestable, est dans l’illégalité complète. Il aurait dû faire établir le Cites ». Elle poursuit : « La compagnie Royal Air Maroc est aussi responsable. Jamais elle n’aurait dû laisser sortir d’Abidjan une espèce protégée sans ce document ».

 La suite, publiée le lendemain

Kokin le perroquet partira dans un zoo
En quarantaine jusqu’au 18 octobre à l’Ecole vétérinaire de Toulouse, il se porte bien.

Le perroquet Gris du Gabon est la plus grande et la plus populaire des espèces de perroquets gris d’Afrique.

Kokin se porte bien.

En quarantaine jusqu’au 18 octobre à l’École Vétérinaire de Toulouse, il avait été pris en charge et très bien soigné par Sonia Kaeuffer, la responsable du poste frontalier vétérinaire de Blagnac jusqu’au 6 octobre. En quittant l’Ecole Vétérinaire, il sera placé dans un zoo ou une réserve. « Non, Kokin n’a pas dépéri, comme le soulignait son propriétaire. On a vraiment pris soin de lui », précise l’une des responsables du service vétérinaire.
Relatée dans la Dépêche du Midi du mercredi 7 octobre, sa mésaventure désolait Jean-Christophe, son propriétaire, désespéré de ne pouvoir récupérer son perroquet.
Arrivé à Toulouse mi-septembre avec la compagne de Jean-Christophe, Kokin avait été refoulé par les services de la douane de Blagnac : « Le propriétaire n’avait pas été assez vigilant, reprend la responsable. Ce perroquet ne répondait pas aux mesures de protection de santé publique mises en place contre l’influenza aviaire, (grippe aviaire). De plus, espèce protégée et inscrite à la Convention de Washington, ce volatile devait être en possession du Cites. Or il ne l’avait pas ». Ce document régit le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Établi par le pays d’origine pour le pays d’arrivée, il garantit la légalité del’exportation et l’importation de l’animal.Heureusement, la situation vécue par Kokin n’arrive pas très souvent. « Cela peut se présenter bien sûr, remarque-t-on au service de douane de l’aéroport de Blagnac. C’est d’ailleurs toujours douloureux pour tout le monde ».
Poissons, singes, reptiles
Les espèces confrontées le plus souvent à ce problème sont les oiseaux, bien sûr comme les perroquets, mais aussi les poissons exotiques. Les singes de petite taille type ouistiti et les reptiles peuvent aussi se heurter aux services de la douane. Les propriétaires de ces animaux ne s’informent pas suffisamment sur les pièces administratives à fournir : « Les Toulousains qui désirent sortir de France des animaux protégés peuvent collecter toutes les informations nécessaires auprès des services vétérinaires. Quant aux autres qui ont des interrogations pour faire rentrer en France des espèces protégées, ils peuvent avoir toutes les réponses à l’ambassade de France du pays concerné ».
La responsable le dit et le répète : il ne faut jamais se contenter d’aller surfer sur internet. Bien trop de forums existent et pas assez de sites officiels. « Quand on voyage avec un animal, on se doit de collecter autant d’informations que lors d’un voyage pour soi ».

Où se renseigner ?

Le site officiel de la CITES

Un autre lien : CITES

Le lien vers le CITES concernant ce nouveau certificat de propriété permettant de voyager en Europe. ICI

Lien du vétérinaire fédéral suisse, c’est expliqué un peu moins compliqué que sur le CITES : ICI

N’oubliez jamais : La Loi, c’est la Loi, et nul n’est censé l’ignorer.

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25
avril 2009
Vos questions sur le comportement du Perroquet de Compagnie

Paru dans Les inclassables |

Bonjour

Souvent, sur ce blog, vous posez d’intéressantes questions sur le comportement de votre perroquet.

Souvent vos questions nécessitent une réponse très urgente, urgente, ou tout à fait personnalisée…

Je comprends très bien votre démarche, mais je n’ai pas toujours le temps de répondre.. à temps !

Aussi, je vous propose de rejoindre le forum du Perroquet de Compagnie Cliquez ici

Sur ce forum, vous contacterez des amoureux du Perroquet de Compagnie, qui comme vous, ont un perroquet, et tous vous aiderons à trouver une solution à votre problème.

Si vous avez une question urgente, ou très urgente, du genre : mon perroquet est malade, mon perroquet s’est blessé, mon perroquet a fugué… sur le forum on vous aidera aussi plus rapidement que sur ce blog.

Attention, sur le Forum, il n’est pas possible de s’inscrire avec des adresses Hotmail, Gmail, Yahoo, etc…

Pourquoi ? allez vous me demander ?

Tout simplement parce qu’il y a trop d’intrus qui utilisent ces adresses pour ce camoufler sous un pseudo, et qui cherchent soit à vendre des produits qui ne concerne pas les perroquets; qui viennent polluer les forums par des messages ou des annonces inutiles et parfois ridicules, et bien entendu éviter toutes les personnes qui viennent simplement chercher un carnet d’adresse.

Donc pour s’inscrire : utiliser l’adresse fournie par votre fournisseur d’accès. Merci !

Cela ne veut pas dire que vous n’avez plus besoin de venir partager sur ce blog ! Bien au contraire, et je vous remercie de votre présence, vos témoignages, vos récits.

A très bientôt le plaisir de vous lire, ici, sur ce blog du Perroquet de Compagnie, ou sur le Forum du Perroquet de Compagnie

Bien cordialement

Suzy Liebaert-Guasch

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14
février 2007
OSCAR LE GRIS : Le coup de foudre…

Paru dans Les inclassables |

Tout à commencé en février 2000, le jour où ma sœur (jumelle je précise) décide de m’entraîner dans une de ses nouvelles lubies.
Nous vivions toutes les deux encore chez nos parents.
‘Elsa viens voir, j’ai quelque chose à te dire, je reviens d’une animalerie, et tu sais pas quoi … j’ai vu un beau perroquet (en fait il y en avait deux) ! c’est trop mignon ! ça te dirais qu’on en prenne un à deux (ben oui le tarif ! voilà pourquoi il fallait être deux !) et puis il serait à nous deux, blablabla’.
En fait j’avais toujours rêvé d’en adopter un perroquet, depuis toute petite je rêvais d’en avoir un sur l’épaule (comme les pirates…les gentils bien-sure !) et d’être entourée par une cohorte d’animaux .
Et puis je me suis dit que c’était l’occasion où jamais de se lancer, et je me doutais déjà qu’on en aurai pour un bon moment à l’avoir à nos côtés…
Donc comme d’habitude je me laisse embarquer dans ses aventures (à ma sœur) et nous nous dirigeons à l’animalerie…
On se dirige d’abord vers les cages, bien-entendu, et on en choisi une ; puis on va choisir ‘la bête’ dans un cage dans l’allée du magasin.
Alors, il se passe quelque chose d’étrange quand je regarde les oiseaux , il y en avait donc deux, un très agité et limite agressif,- (‘le pauvre’ je me suis dit) ben oui on les arrache à leur élevage pour les emmener dans un lieu qu’ils ne connaissent pas et avec tous ces gens qui passent devant eux en sifflant, etc.,- puis le deuxième sur son perchoir qui était bien plus calme. Celui-ci se rapproche des barreaux, me fixe droit dans les yeux et penche la tête. C’était vraiment très particulier ce regard.
J’avais bien compris le message et commence à lui gratouiller la tête.

Ma sœur trouvait l’autre plus marrant (parce qu’il ne tenait pas en place !), mais moi j’étais séduite par ce regard (tout gris) et la tendresse que cet oiseau avait réussi à me transmettre pour cette première rencontre !
Ça peut paraître fou, mais à ce moment-là dans nos regards, on s’est échangé le message suivant : ‘maintenant c’est pour la vie…’

‘Ce sera celui-là et pas un autre !’. Sur ce, le vendeur met ses grands gants de protection pour l’attraper : et les deux compères, comme des poules affolées, expriment leurs peurs de se voir séparés !
Tant bien que mal le vendeur met ‘l’élu’ dans une boîte en carton, heureusement on habitait à 10 minutes du magasin ! non seulement il sifflait comme s’il était dans la forêt vierge mais en plus le malin avait bien remarqué que le carton ce n’est pas très résistant !

Soit, nous arrivons enfin à la maison ; bien-sure notre père n’était pas au courrant, mais ça n’allait pas tarder…Heureusement devant le fait accompli, il a fléchi, comment faire autrement ? il aime aussi les animaux, mais dans la nature !

Évidemment où est le mode d’emploi pour sortir un perroquet d’une boîte et le mettre dans la cage…sans y laisser un doigt ?
On décide de mettre la boîte ouverte dans la cage…
Et bien il a fallut être patient pour que le coco veuille bien sortir du carton pour regagner son nouveau perchoir.
Il devait être bien excédé, il avait la peau autour des yeux quasiment rose tellement il avait eu d’émotions et de stress surtout !!

On décide de le laisser reprendre ses esprits et pendant ce temps c’est le réunion au sommet avec mes sœurs pour lui trouver un petit nom au nouveau venu dans la famille !
C’est décidé, ce sera Oscar !

Durant les deux premiers jours il n’était pas question de vouloir l’ôter de son perchoir, il me l’avait bien fait comprendre !! Juste quelques papouilles à travers les barreaux de la cage.
Puis à force de patiente et de persévérance il se laissera porter et câliner dans les règles de l’art…par quasiment tout le monde.
Puis au fil des mois il développe son caractère (bien trempé déjà), et se rapproche tout naturellement de moi. Ma sœur étant peu présente à la maison à cette époque, c’est moi qui m’occupais d’Oscar , lui donnais à manger, à boire, des « confiseries » et lui nettoyais sa cage, etc.

J’ai su gagner sa confiance et sa fidélité. Je suis devenue « son compagnon » et vice-versa…

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