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14
février 2007
OSCAR LE GRIS : Le coup de foudre…

Paru dans Les inclassables |

Tout à commencé en février 2000, le jour où ma sœur (jumelle je précise) décide de m’entraîner dans une de ses nouvelles lubies.
Nous vivions toutes les deux encore chez nos parents.
‘Elsa viens voir, j’ai quelque chose à te dire, je reviens d’une animalerie, et tu sais pas quoi … j’ai vu un beau perroquet (en fait il y en avait deux) ! c’est trop mignon ! ça te dirais qu’on en prenne un à deux (ben oui le tarif ! voilà pourquoi il fallait être deux !) et puis il serait à nous deux, blablabla’.
En fait j’avais toujours rêvé d’en adopter un perroquet, depuis toute petite je rêvais d’en avoir un sur l’épaule (comme les pirates…les gentils bien-sure !) et d’être entourée par une cohorte d’animaux .
Et puis je me suis dit que c’était l’occasion où jamais de se lancer, et je me doutais déjà qu’on en aurai pour un bon moment à l’avoir à nos côtés…
Donc comme d’habitude je me laisse embarquer dans ses aventures (à ma sœur) et nous nous dirigeons à l’animalerie…
On se dirige d’abord vers les cages, bien-entendu, et on en choisi une ; puis on va choisir ‘la bête’ dans un cage dans l’allée du magasin.
Alors, il se passe quelque chose d’étrange quand je regarde les oiseaux , il y en avait donc deux, un très agité et limite agressif,- (‘le pauvre’ je me suis dit) ben oui on les arrache à leur élevage pour les emmener dans un lieu qu’ils ne connaissent pas et avec tous ces gens qui passent devant eux en sifflant, etc.,- puis le deuxième sur son perchoir qui était bien plus calme. Celui-ci se rapproche des barreaux, me fixe droit dans les yeux et penche la tête. C’était vraiment très particulier ce regard.
J’avais bien compris le message et commence à lui gratouiller la tête.

Ma sœur trouvait l’autre plus marrant (parce qu’il ne tenait pas en place !), mais moi j’étais séduite par ce regard (tout gris) et la tendresse que cet oiseau avait réussi à me transmettre pour cette première rencontre !
Ça peut paraître fou, mais à ce moment-là dans nos regards, on s’est échangé le message suivant : ‘maintenant c’est pour la vie…’

‘Ce sera celui-là et pas un autre !’. Sur ce, le vendeur met ses grands gants de protection pour l’attraper : et les deux compères, comme des poules affolées, expriment leurs peurs de se voir séparés !
Tant bien que mal le vendeur met ‘l’élu’ dans une boîte en carton, heureusement on habitait à 10 minutes du magasin ! non seulement il sifflait comme s’il était dans la forêt vierge mais en plus le malin avait bien remarqué que le carton ce n’est pas très résistant !

Soit, nous arrivons enfin à la maison ; bien-sure notre père n’était pas au courrant, mais ça n’allait pas tarder…Heureusement devant le fait accompli, il a fléchi, comment faire autrement ? il aime aussi les animaux, mais dans la nature !

Évidemment où est le mode d’emploi pour sortir un perroquet d’une boîte et le mettre dans la cage…sans y laisser un doigt ?
On décide de mettre la boîte ouverte dans la cage…
Et bien il a fallut être patient pour que le coco veuille bien sortir du carton pour regagner son nouveau perchoir.
Il devait être bien excédé, il avait la peau autour des yeux quasiment rose tellement il avait eu d’émotions et de stress surtout !!

On décide de le laisser reprendre ses esprits et pendant ce temps c’est le réunion au sommet avec mes sœurs pour lui trouver un petit nom au nouveau venu dans la famille !
C’est décidé, ce sera Oscar !

Durant les deux premiers jours il n’était pas question de vouloir l’ôter de son perchoir, il me l’avait bien fait comprendre !! Juste quelques papouilles à travers les barreaux de la cage.
Puis à force de patiente et de persévérance il se laissera porter et câliner dans les règles de l’art…par quasiment tout le monde.
Puis au fil des mois il développe son caractère (bien trempé déjà), et se rapproche tout naturellement de moi. Ma sœur étant peu présente à la maison à cette époque, c’est moi qui m’occupais d’Oscar , lui donnais à manger, à boire, des « confiseries » et lui nettoyais sa cage, etc.

J’ai su gagner sa confiance et sa fidélité. Je suis devenue « son compagnon » et vice-versa…

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11
décembre 2006
Notre histoire

Paru dans Les inclassables & Histoire de vie d'un perroquet |

Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de gris du gabon. Je prends la parole, car je sais mieux causer que mon compagnon. Tout le monde ou presque nous connait sur le forum, nous sommes nés en Belgique, chez un éleveur.

Un jour, celui qui prenait soin de nous, pendant plusieurs mois il a remplacé nos parents, nous a dit…

“je ne peux pas garder tout le monde, mes petits, votre vie est ailleurs chez un humain qui va vous adorer, d’ailleurs, j’ai déjà un nom pour vous, toi, la femelle, tu porteras le nom de Cléo et toi, le mâle le nom de Rambo. C”est une grande tristesse de quitter l’éleveur.

Le jour J arrive, et nous voila dans une petite cage en voiture, une grande réception nous attendait dans un chateau pour fêter notre arrivée. Nous avions peur de tous ces humains, mais, nous avions l’insouscience de notre jeunesse.

Beaucoup de paroles ce jour là, un humain nous installe dans une grande cage, Rambo pince le doigt de l’homme, déjà une rivalité, on ne nous prend pas sans faire un minimum connaissance. Plus tard, nous avons compris que l’homme devait devenir notre premier humain.

Le premier jour Rambo a volé droit dans un miroir, il s’en sort sans une bosse, ouf ! C’est très grand, nous avons beaucoup de place, c’est agréabe de sentir la liberté dans nos plumes d’ailes.

Notre vie a été très douce à ce moment là, la vie de chateau en quelque sorte, beaucoup d’espace, de liberté, Rambo prenait du caractère, et moi, je me protégeais derrière ce compagnon de tous les instants. Mais, cela ne devait pas durer, pour une raison médicale, l’humain a dû nous évincer de sa vie.

Nous voila donc repartis vers d’autres cieux, un autre humain, celui là avec beaucoup de cheveux, je me disais que cela devait être bien agréable de m’accrocher dessus, Rambo lui se demandait comment il pourrait encore me protéger.

Cette fois, un loft, avec de magnifiques poutres que l’on pourrait gruger en toute sérénité, nous avons tout de suite compris, sans un mot, Rambo et moi, prit la direction de la plus haute poutre, pour ne plus jamais redescendre. Mais, c’était compter sans la faim, il a bien fallut se diriger sur les gamelles, dans la cage, et, nous avons été enfermés. Mais Rambo est mâlin, et nous sommes ressortis par le trou de la mangeoire.

Encore là, nous avons coulé des jours heureux, en criant, hurlant, pinçant à la moindre occasion, attaquant dès que l’on pouvait l’humaine avec un gros ventre, nous étions bien… Nous étions LES MAITRES du loft, nous avions une impression de puissance dans les hauteurs, plus rien ne pouvait nous atteindre, l’humain ne nous maitrisait pas, plus la femme s’énervait, et plus on prenait un malin plaisir à crier. Puis un jour, un couple d’humain est venu nous rendre visite, nous nous sommes approchés curieux, ils parlaient entre eux, nous avons compris encore une fois, nous allons changer de maison, tous les six mois, nous avons le droit à de nouveaux humains, Rambo et moi étions complètement dépités, qu’avions nous fait pour mériter cela ? le fait de crier avait déranger les voisins, et comme nous étions un peu rebelles, personne ne nous voulait dans cette famille.

Le lendemain, dans notre cage de transport, nous sommes arrivés, très tristes et perdus, dans cette famille, elle avait l’air gentille cette humaine, mais nous ne voulons pas trop faire connaissance. Le point positif, elle nous fait la promesse de ne jamais nous laisser tomber, mais, nous ne croyons plus le genre humain. Il prend, il jette, sans scrupule. Et nous, pauvre de nous. Rambo et moi avons décidé de rester coller l’un contre l’autre, de dormir sans bouger, ne plus se reveiller, ne plus espérer, nous étions enfermés, ce n’est pas possible d’enfermer des gris autant de temps dans une cage… une éternité, 4 jours entiers sans sortir. Rambo se jetait sur les barreaux en signe de rebellion, et moi, je restais souder à mon perchoir sans rien dire. Dans cette maison, nous n’étions pas seuls, il y avait déjà un gris qui semblait être très copain avec l’humaine, et aussi un petit nain vert un youyou, qui a du mal à quitter l’épaule de l’humain.
Elle faisait le pitre devant nous en nous priant de chanter, la vie était belle, tu parles, je te rappelle que tu nous a enfermé… Un jour elle ouvre la porte, mais me laisse sortir seule, que voulez-vous que je fasse, j’étais complètement perdue, Rambo était agressif, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait et pourquoi les humains étaient aussi instables. Elle a enfin compris au bout de 3 jours que nous ne ferons rien sans l’autre, elle nous a libéré tous les deux.

Beaucoup de mois ont été nécessaire pour nous faire admettre ce changement, mais, elle a été tellement tenace et a mit beaucoup de bonne volonté pour nous comprendre et excuser le mauvais comportement de Rambo, que nous avons enfin sympathisé avec cette famille, maintenant, c’est moi qui appelle “hééé pèpère, tu viens, on chante ?” et lorsque je crie trop fort, l’homme dit “chut arrête un peu” et je lui réponds “pourquoi tu dis cela ?” et lui de me répondre “parce que tu fais trop de bruit”… alors, je prends un ton en dessous, nous, les gris on ne se rend pas trop compte lorsque parlons un peu fort pour leurs oreilles, et je dis “alors pèpère on chante ?” et mon plus grand plaisir, c’est de chanter avec lui, on rigole bien avec pèpère, Rambo préfère sa “mèmère” il dit qu’elle comprend son esprit un peu tourmenté, ce matin, il s’est placé sur le dos pour se faire gratouiller, c’est une grande première, elle riait l’humaine, du coup, nous les trois gris, avons aussi éclaté de rire…

Si je vous dis tout cela aujourd’hui, c’est un jour à marquer d’une croix, ces humains, qui au départ devaient simplement nous garder, au bout de 11 mois, nous achètent et je pense que nous allons enfin pouvoir reprendre confiance en la vie, nous faire une petite place dans une famille et y rester définitivement, elle nous l’a promis, et j’ose y croire.

La vie est belle, c’est vrai, aujourd’hui, je chante, je ris, je parle, je fais le clown, oui, nous avons des heures de sortie en alternance avec les autres perroquets de la maison, mais c’est très agréable de venir sur son épaule, de lui pincer gentiment l’oreille pour lui rappeler que je suis là, lorsqu’elle se permet de caresser un autre que moi.

Quant à Rambo, il est heureux de vivre lui aussi, il chante, rit, parle, danse sur mes chansons, rivalise de coquinerie avec Poppies pour se rendre intéressant aux yeux des humains, c’est désormais notre vie et nous sommes bien.

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18
septembre 2006
Bienvenue à tous !

Paru dans Les inclassables |

Bonjour et bienvenue sur Perroblog, la vie au jour le jour de votre perroquet chéri

Vous allez pouvoir écrire au jour le jour les aventures avec votre perroquet, et permettre ainsi à tous de mieux comprendre et mieux connaître la vie et le comportement des perroquets de compagnie.

Inutile de dire que cette recherche sur le comportement des perroquets de compagnie sera pleine d’enseignement, mais aussi de sourires, de rires et de bonheur. Nos perroquets sont tellement amusants et intelligents.

Il y aura bien sur des moments d’émotion, de tristesse parfois, mais ces choses là font aussi partie de notre vie avec nos perroquets.

 Au plaisir de vous lire

Bien sincèrement

 Suzy

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