Les archive pour la catégorie : 'Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie'

13
décembre 2007
Charlotte s’est envolée, dehors, de nuit…

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

Charlotte, un jeune perroquet Gris du Gabon, s’est envolée… Dehors…Il faut que je vous raconte…

Il faut que je vous raconte… Oui, Charlotte, ma petite Charlotte, 10 mois, s’est envolée hier soir, dehors, à 22 h, en pleine campagne par zéro degré !
Mais commençons par le début.

Je réside en Belgique, mais je dois venir travailler en France pour les fêtes de fin d’années, et j’ai décidé d’emmener Charlotte qui commence à devenir insupportable.. Comprenez : la personne qui garde mes perroquets en mon absence ne peut plus supporter l’énergie, l’ingéniosité, et l’activité constante et bien réelle de la belle Charlotte !

Donc, hier vers midi, je charge ma voiture, installe Charlotte dans sa cage de transport avec quelques graines, de l’eau et un morceau de pomme, et je fixe la cage de Charlotte avec la ceinture de sécurité pour un voyage de 600 km .
Nous voilà parties, tout va bien !

Après 200 km d’enfermement, Mademoiselle Charlotte en a assez, et manifeste son mécontement en s’agrippant à la paroie de la cage qui fait office de porte.
Comme la demoiselle s’énerve un peu – elle n’a jamais été patiente, ma Charlotte – je décide d’ouvrir la porte de la cage et de libérer ma Charlotte !

Oui, je sais : ce n’est pas prudent, c’est sans doute interdit par le Code de la route, c’est… tout ce que vous voulez, mais bon, j’ai sans doute tort, et je n’invite personne à faire comme moi !

Comme je vous l’ai dit, je connais Charlotte, et son perchoir préféré, c’est mon épaule, et aussitôt elle arrive sur mon épaule droite.

La Miss s’intalle confortablement, c’est-à-dire qu’au lieu de se tenir debout sur ses deux pattes, elle se cale contre mon cou, et se pose comme un oiseau qui couve.
Elle cherche sa place, se secoue un peu, se rapproche de mon cou… Bon, tout va bien.. Alors elle regarde la route….

Nous voici parties pour les 400 km restants… Mais nous n’avions pas prévu, ou refusé de prévoir les embouteillages au moment du contournement de Paris : 2h 50 de ralentissements, d’arrêts plus ou moins longs..

Comme il faut savoir profiter des aléas de la vie quotidienne, je décide que Charlotte doit manger et boire.

J’allume donc le plafonnier côté passager, pose la mangeoire de graines sur la cage, et Miss Charlotte décide de se poser sur la cage pour manger à l’aise : pas grave, la voiture fait quasiment du surplace, et je dois dire que la file de voiture à ma droite participe au ralentissement de la circulation, car la loupiotte de la voiture éclaire Charlotte comme des projecteurs sur la vedette au milieu de la scène !

Charlotte, insensible aux regards surpris et amusés de ses admirateurs, continue à manger tranquillement.

Puis, son repas terminé, elle essuie consciencieusement son bec sur le toit de la cage, se secoue les plumes, étire ses ailes en hauteur, puis à l’horizontale, et…. Revient tranquillement se poser sur mon épaule droite.

Elle regarde la route, grommèle de temps en temps, mais ne me dérange pas le moins du monde.

Nous continuons notre route..

Arrêt au péage… Charlotte est toujours sur mon épaule.. J’hésite… vais-je prendre le temps de la remettre dans sa cage de transport ? Non, elle est calme, tranquille, je descends la vitre, tends mon ticket et ma carte bancaire.. La main prête à saisir Charlotte à la moindre réaction de sa part : je ne sens pas ses pattes bouger, je ne la devine pas sur le point de s’envoler…

La jeune femme me rend ma carte bancaire et ajoute :
- C’est bien la première fois que je vois un perroquet sage et tranquille sur une épaule…

Je réponds hâtivement : Oui, mais elle est habituée, au revoir Madame et bonne soirée !

Je monte la vitre et nous repartons : encore presque 100 km… Charlotte reprend sa contemplation de la route !

Nous arrivons enfin à destination : je suis fatiguée, il fait nuit, il y a du brouillard, il fait zéro degrè…
Je prends le risque de sortir de la voiture avec Charlotte sur l’épaule, je pose ma main sur elle et je traverse le jardin pour entrer chez moi : tout se passe bien.

Charlotte retrouve sa cage, son perchoir et son environnement de ses deux premiers mois avec moi cet été, et tout va bien : Ouf ! Je décompresse !

Zut, j’ai oublié quelque chose dans ma voiture… J’ouver la porte, retraverse le jardin dans le noir, ouvre la porte de ma voiture, me baisse pour attraper mon sac à main et là…

Horreur : Charlotte était sur mon épaule, a pris peur quand je me suis baissée sans précaution en entrant la tête dans la voiture… J’entends un bruit d’ailes, je comprends tout ! Je lève la tête et aperçois Charlotte et son ventre gris clair s’envoler dans la nuit noire…. Vers les champs… Plus de Charlotte !

Que faire ? Faire vite, mais pas d’énervement… Il convient d’être efficace !
Permière chose : Appeler, garder un contact sonore à défaut d’un contact visuel !
J’appelle, avec ma voix la plus calme, la plus enjouée, la plus normale.. Charlotte, Charlooottte, ma puce, vient !

… Aucune réponse

Je réalise que toutes les fenêtres de la maison sont illumées… Je rentre dans la maison, éteints toutes les lumières, sauf cette de la pièce surlaquelle donne la porte fenêtre que j’ouvre en grand.

J’allume la lumière extérieure de cette porte fenêtre : le but, n’avoir qu’un point de contact éclairé : Charlotte, si elle me voit, ira forcément vers la lumière.

Charlotte, Chacha, Ma Belle, Chaarloootte…

Je continue mes cris de contact, et je prends bien le temps de lui laisser le temps de me répondre entre chaque appel.

J’écoute : rien !

Je sais qu’une chouette effraie habite dans la grange ; je sais que de nombreux rapaces vivent dans le bois à quelques centaines de mètres du jardin !

Un idée me vient… Je n’ose pas écrire « une lumière vient éclairer mon esprit  » : Charlotte ne peut pas me voir dans le noir !

J’entre donc dans la maison, prends en main une lampe torche qui éclaire loin, et je ressors en éclairant mon visage et mon bras, la main tendue devant moi.

- Chaarlooottte… Viens ma belle, Vient !

J’écoute… Un bruit.. un cri, c’est Charlotte.. Je devine son angoisse dans ce cri inconnu : c’est bien elle !

Je continue de m’éclairer avec mon bras tendu, et je me positionne dans la lumière, sur le pas de la porte…

J’entends un bruit d’ailes, je lève la tête et je vois ma Charlotte qui fait des cercles au dessus de moi !!

Je tends mon bras, comme à mon habitude.. Charlotte, viens !

Après deux ou trois cercles de plus en plus petits, Charlotte se pose sur mon bras !

- Bravo Charlotte, Bravo ! C’est bien !!!!!

Gratouilles, bisous, tendresses… et nous rentrons toutes les deux, aussi heureuses et rassurées l’une que l’autre.

Encore plein de gratouilles, de câlins, de tendresses et de félicitations !

Charlotte ronronne de plaisir comme elle sait si bien le faire, et moi, moi, je respire !
Ce matin j’ai dit à Charlotte :
- Ma belle, puisque tu sais revenir de nuit d’une ballade dans le jardin, nous allons continuer, de jour, notre entraînement pour le vol libre !!

3 commentaires »

2
mai 2007
Chico et moi avons eu bien de la chance : Merci Jules !

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

l faut que je vous raconte…

Cela s’est passé, il y a quelques minutes

J’étais en train de faire un travail minutieux sur mon ordinateur, Princesse( Cacatoès des Moluques) sur l’épaule, et au loin le bruit des perroquets qui conversaient tranquillement bien que bruyamment.

Pendant un long moment, j’entendais Jules( Ara ararauna) crier, de plus en plus fort, et Chico ( Cacatoès des Moluques) pousser ses cris de sauvages.

Ce que j’étais en train de faire demandait de la concentration, et avec Princesse qui m’arrachait les cheveux un à un, et les deux grands perroquets qui criaient, j’avais du mal à me concentrer.

Je pousse un cri : Chico, Jules, ça suffit !

Je sais bien qu’il ne sert à rien de crier avec les perroquets, et cela ne sert certainement pas à les faire taire.

Jules continue à crier de plus en plus fort, au point que je me demande s’il n’est pas dans une position délicate, la patte peut-être prise dans une corde de jouet, ou autre incident inconfortable pour lui.

Je finis par me lever, presque en râlant et je vais voir Jules qui cesse de crier… Il n’a rien, je lui parle doucement, et j’allais repartir quand….

Je vois Chico, hors de sa cage, en liberté dans la grande pièce à perroquets dont…. les grandes baies vitrées et les portes fenêtres sont grandes ouvertes sur le jardin !

Chico a ouvert sa cage : Jules me prévenait que Chico était en liberté…

Il faut faire vite, sans affolement ni précipitation…

Je sais que Chico ne se laissera pas prendre facilement, alors je vais lui parler doucement, le gratouiller, avec un oeil à gauche sur la baie vitrée grande ouverte : 2.50m sur 2.00 m d’ouverture ….; l’autre oeil sur la porte fenêtre grande ouverte : même surface de liberté, et le troisième oeil :roll: sur l’autre baie vitrée…. à l’opposé de moi

Il me faut tout fermer l’un après l’autre, sans faire fuir l’ami Chico…

Si je vous écris, c’est que j’y suis arrivée ! Et Chico est toujours en liberté dans la pièce, trop heureux d’être [b]sur[/b], et non, [b]dans[/b] sacage.

Le silence est revenu, Jules s’est tu, et Chico aussi

Seul mon coeur fait encore un bruit de tambour !

Et dire que la semaine dernière, j’ai trouvé Chico hors de sa cage, et je m’en était voulu d’avoir sans doute mal fermé une lucarne par laquelle on dépose à manger !

En fait, je n’avais rien fait mal du tout, mais l’ami Chico, Cacatoès de génie, comme tous les cacatoès, a trouvé un moyen d’ouvrir cette petite porte, et de la refermer : je ne vois pas par où il serait passé autrement.

Maintenant, il faut que je trouve une solution pour que cela ne se renouvèle pas ! Je ne peux pas laisser les portes fermées par de chaudes après-midi.

Ah ces perroquets, ils vont me faire tomber chèvre !

Ah, j’oubliais.. j’ai remercié chaleureusement mon veilleur, Jules !

Soyez prudents avec vos perroquets, ils ont de la suite dans les idées !!!!

11 commentaires »

1
mai 2007
Les élections et, Mario, le perroquet militant…

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

Je ne résiste pas à vous faire part d’un message reçu sur le forum du perroquet de compagnie ( www.grisdugabon.com/forum2 )

Mario, un Gris du Gabon, est très au fait de l’actualité. Il nous gratifie de nouveaux mots glanés au cours des émissions électorales!

Nous avons eu droit la semaine avant le vote d’un « monsieur Bayrou » à tout bout de champ, puis d’un « à gauche » et maintenant de la Marseillaise qu’on essaye de lui apprendre depuis qu’il est tout petit et qu’il nous siffle ces derniers temps.

Mais depuis 2 soirs, il doit en avoir marre car dés qu’on regarde les actualités le soir, il essaye de parler plus fort que la télé !
_________________
Véro et son rayon de soleil MARIO

4 commentaires »

3
avril 2007
Princesse et Chico, la suite du « Loft Story Cacatoès »…

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Histoire de vie d'un perroquet |

Madame Princesse a donc passé avec moi une bonne vingtaine de jours , à la campagne, sans voir son prétendant

Ce qui est surprenant, c’est que, régulièrement, c’est à dire plusieurs fois par semaine, quand Princesse et moi discutions comme deux bonnes copines bavardes, Princesse me parlait de Chico… en langage Cacatoès.

Cela donne phonétiquement à peu près cela :

- Gragne gnage groge crako ggrr Chico, gnagan Chico, grigrreggekro Chico

Ce à quoi je réponds

- Ah! bon ??,

Princesse :

- gegersd Chico, chico Chico dit la belle en tapant de la patte

Moi :
- Ah, oui, dis-je, où ai-je la tête ? Chico !!!

Princesse sur un ton plus calme !

- Gekrakof C4hico, grakrkra C’Chico, c’Chico

Moi, faisant celle qui a tout compris :

Oui, je comprends ; c’est Chico !

Soupir de soulagement de Princesse :

- C’est pas trop tôt ! Ils sont lents à comprendre ces humains, bien sur que je parle de Chico, de qui d’autre parlerais-je ?

Le plus surprenant, c’est que lorsque qu’un ami, Charles, un soir, est venu me voir, dès qu’il est entré dans la pièce, Princesse lui a fait de longues phrases, en Cacatoès, pour lui parler de … je vous le donne en mille :

Chico, évidemment !

Et comme mon ami Charles parle couramment le Perroquet, et peut-être même le dialecte Cacatoès, il a tout compris, et tous les deux ont eu une longue conversation en privé.

Donc après 20 jours loin de Chico, Princesse est revenue chez elle et a d’abord eu la surprise de voir que la pièce « perroquets » avait quasiment doublé de volume, et que sa cage, je parle celle de Princesse, était en vue directe sur la demeure de Monsieur Chico.

Pendant deux ou trois jours ils ont pu papoter tous les deux, et Princesse, qui ne vit dans sa cage que pour dormir, a pu aller faire la belle devant la cage de Chico en dansant sur la cage de BB Bali

Puis j’ai ouvert la cage de Chico ….

Princesse était sur le perchoir qui surplombe sa cage à elle….

En quelques dixièmes de secondes, Chico, aidé par ses deux grandes ailes, est allé se percher sur la cage de Princesse, se posant à ses pieds… Pardon : à ses pattes.

La belle le regarde, jette un regard quasi dédaigneux sur le beau prétendant, et s’envole à l’autre bout de la pièce pour se poser sur la cage des cacatoès de Ducorps !

Chico s’est retrouvé.. le bec dans l’eau
Il n’a pas insisté, et a fini par retourner sur sa propre cage pour jouer les ténor et faire un peu le paon… avec sa superbe huppe rouge

Princesse, pas impressionnée par les manières bruyantes et peu discrètes de Chico, et pas très raffinées, s’est retournée pour admirer le printemps naissant dans le jardin.

Après une heure de ce manège, Chico, fatigué sans doute, et assoiffé surtout, est entré dans sa cage pour boire !

Princesse, enfin tranquille, est revenue sur son perchoir préféré sur sa cage !

Personnellement je trouve ces approches positives car aucune agressivité de part et d’autre, et surtout aucune indifférence non plus même si Princesse fait semblant de ne rien voir.

Pourquoi dis-je  » fait semblant » ?

Tout simplement parce que …..

Quand Chico est dans sa cage, que Princesse se croit non observée par un humain ( je me cache) elle vole sur la cage de BB Bali, et pendant des longs quarts d’heure, elle parade, danse, fait la belle devant la cage de Chico qui la regarde avec admiration.

A suivre….

6 commentaires »

2
avril 2007
Princesse et Chico : Première rencontre

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Histoire de vie d'un perroquet |

Princesse, belle jeune fille Cacatoès des Moluques aurait commencé à se piquer ( arrachage des plumes) puis à se mutiler ( arrachage de la peau et des chairs) quand elle aurait été séparée de son mâle trop entreprenant.

Les années ont passé, et depuis quelques semaines, Princesse se trouve chez moi, et la grande bataille contre le picage a commencé entre nous deux !

Puisque Mademoiselle a commencé à se mutiler quand on lui a enlevé son mâle, je me suis mise à la rechercher d’un mâle, et j’ai craqué devant un magnifique Chico, de un an son cadet (15 ans), beau comme un dieu, à la voix puissante et forte comme 10 ténors réunis, mais un oiseau adorable.. du moins avec les femmes…

Bref, après la période de quarantaine, les présentations ont eu lieu il y a deux semaines : Chico a fait son Kakou, parade de plumes, de voix, de danse : toute la panoplie de séduction quand on est un beau cacatoès sans doute bien viril..

Pendant ce temps là, que faisait la belle, à mètre environ du bellâtre : elle se rongeait les griffes, l’une après l’autre, n’ayant pas même un regard pour ce beau mâle pas discret pour deux sous…

mais, si l’on observait bien la scène, sachez que sous ses airs indifférents, Mademoiselle, le bec sur les griffes, avait l’oeil sur Chico…

- Qui c’est celui-là ?

Las de crier et de parader, Chico, pas vraiment idiot est venu vers la belle qui a laissé son travail de manucure pour regarder venir le bel animal

Chico, qui est capable d’hurler, de dresser sa magnifique crète rouge pour avoir l’air plus, plus fort, plus beau… s’est avancé à pas de loup, sans bruit, presque la tête baissée vers la dame de ses intentions.

Princesse, digne comme une reine, a regardé avancer ce Chico, et je peux vous assurer qu’aucun mouvement de plumes, qu’aucun clignement de paupières, qu’aucun, même imperceptible, mouvement de Chico, n’échappait à l’attention tendue de Princesse.

Elle était immobile, il venait vers elle,… et moi j’étais prête à sauter sur Princesse pour l’enlever en cas d’ attaque !

Les mâles cacatoès des Moluques ont un bec si puissant qu’ils peuvent tuer un de leur congénères en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

La situation était tendue, tant chez les perroquets que chez l’humain que je suis!

Chico est à quelques centimètres de la tête de Princesse, il semble presque petit lui qui est nettement plus grand et plus gros qu’elle…

Il a, je vous l’ai dit, la tête presque baissée : un agneau cet animal..

Un agneau ? certes pas : il faut voir la violence et la rapidité avec lesquelles il a mordu, au sang, le doigt de mon mari, quelques heures après cette présentation à la belle..

Mais revenons aux présentations …

Chico est maintenant à un centimètre ou moins de Princesse : il lève la tête, chacun s’observe, attend….

Puis Chico lève la tête, Princesse ne bouge pas et….. tout à coup, comme un film au ralenti, Princesse baisse imperceptiblement la tête, et Chico avance son bec contre celui de Princesse et frotte lentement son bec latéralement sur le côté du bec de Princesse.

Princesse ne bouge toujours pas, et c’est Chico qui fait de lents va et vient sur le côté du bec de Princesse.

Puis, Princesse commence à dresser lentement sa crête… Est-ce un signal, un signe ??

Sans doute… Chico, en prétendant galant cesse les caresses de becs, et recule doucement pour retourner sur sa cage…

Voilà pour la première rencontre….

Hier, la seconde rencontre a eu lieu…

Mais je raconterai cela une autre fois : pas tous les plaisirs à la fois !

4 commentaires »

19
février 2007
Yaho, le perroquet qui faisait la grève de la faim…

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

Yaho est un perroquet Gris du Gabon qui est en pension longue durée chez moi depuis quelques semaines.

Je suis allée le chercher chez une amie qui, pour le moment, ne pouvait plus avoir ses 3 perroquets chez elle : j’ai embarqué toute la petite famille, cages et jouets compris.

Arrivés à la maison, deux des trois perroquets se sont tout de suite adaptés à leur nouvel environnement, mais pas Yaho !

Le soir même, en arrivant, je constate de Yaho a un œil fermé. Il est immobile, et semble triste sur son perchoir, ce qui est normal.

Le lendemain, un œil toujours fermé, et Yaho ne mange pas : je le crois malade.

Qu’a-t-il pu bien se passer ? Etait-il malade avant de venir chez moi ?

Je téléphone à mon amie pour avoir quelques précisions : Non, me dit-elle, juste avant que tu n’arrives, il faisait le pitre dans sa cage.

Dans un sens, je suis rassurée : introduire de nouveaux perroquets dans un groupe de perroquets déjà constitué, c’est toujours un risque.

Risque de transmission de maladies, d’où l’importance de mettre les nouveaux en quarantaine dans une autre pièce ; risque de voir nos propres perroquets développer une jalousie, un stress, pouvant aller jusqu’au picage.

Bon, Yaho n’était pas malade avant de venir à la maison, mais son œil est toujours fermé, il a la tête basse et les plumes un peu ébouriffées, mais surtout il ne mange pas.

Il ne touche pas aux graines, ni aux fruits, ni même au petit morceau de pain grillé avec une lichette de beurre qu’il adorait chez mon amie.

Je suis inquiète, très inquiète même.

Je lui parle, je l’observe de près, de loin… Il ne bouge pas, il ne mange pas, et je programme une visite chez le vétérinaire.

Le perroquet est un animal très sensible, je parle sur le plan de l’émotionnel, et le stress est un facteur important qui fait très rapidement baisser le système de défenses immunitaires. L’oiseau, rapidement fragilisé, peut développer des maladies dont il était porteur sain.

Je décide de programmer une visite chez le vétérinaire pour le lendemain, c’est-à-dire le troisième jour d’arrivée à la maison.

Au matin du troisième jour, évidemment, ma première visite est pour Yaho : comment sera-t-il ce matin, sans avoir mangé depuis deux jours. ( Je suis certaine qu’il n’a pas mangé, car les graines n’ont pas été touchées, et pas une seule graine ouverte : un perroquet ne mange pas les coquilles des graines).

Je précise que j’avais emporté le mélange de graines qu’il avait l’habitude de manger chez mon amie, donc, je ne pouvais pas mettre en cause le fait qu’il n’aimait pas ces graines là.

Il faut savoir que les perroquets ont le sens du goût très développé et qu’un perroquet Gris du Gabon n’a pas moins de 400 testeurs de goût sur la langue et le palais.

Donc, je m’en vais voir Yaho : Bonheur : l’œil qui était complètement fermé depuis deux jours, et à demi ouvert et… Monsieur a commencé à manger ! Ouf !

Je m’approche de sa cage, je lui parle : il me regarde et se remet à manger alors que je suis en face de lui : c’est bon signe.

La suite ?

Dans les heures qui ont suivi, Yaho avait deux grands yeux ronds ouverts sur son nouveau monde, il s’est mis à manger… non pas dans son ancienne mangeoire, mais dans la nouvelle que j’avais disposée tout près du perchoir qu’il ne quittait pas pendant les deux premiers jours.

Bien entendu, le projet de visite chez le vétérinaire a été annulé, et Monsieur Yaho a commencé à faire le pitre dans sa cage.

Puis, devant son insistance pour sortir, j’ai cédé et lui ai ouvert la porte de sa cage.

 Un Perroquet qui veut sortir de sa cage sait se faire comprendre même s’il ne prononce pas les mots des humains :

« ouvre-moi la porte ».

Yaho me regardait fixement, dansait d’une patte sur l’autre, le cou tendu vers moi, et je vous assure que son regard en disait long sur son désir de sortir.

Alors j’ai ouvert la porte de sa cage, un matin à l’heure du petit déjeuner.

Comme la pièce où est sa cage n’est séparée de la salle manger que par une grande porte vitrée coulissante, j’ai aussi ouvert la porte vitrée.

Il n’a pas fallu longtemps pour que Yaho se retrouve les deux pattes sur la table !

Comme il adore les arachides, j’avais déposé une boîte, dedans, des arachides et leur coquille, mais aussi des bouchons multicolores de bouteilles en plastique.

Les perroquets ont l’œil vif et le regard rapide : immédiatement Yaho a vidé la boîte : les capsules colorées envoyées d’un coup de bec précis bien loin hors de la table, et bien sur les arachides mangées.

Puis Yaho a décidé de débarrasser la table : couteaux, cuillères et même assiettes auraient pu se retrouver sur le sol si je n’étais pas intervenue.

Depuis, Yaho sort souvent de sa cage, vient squatter notre table, visite nos assiettes, choisit ce qu’il aime, laisse le reste, et veut toujours faire un nettoyage par le vide : c’est probablement l’un des points essentiels où lui et moi ne sommes pas d’accord du tout !

Après deux semaines de sa nouvelle vie, Yaho s’est remis à parler, il apprend de nouveaux mots et nous fait bien rire parfois.

J’ai raconté ici cette histoire pour bien montrer que les perroquets sont des êtres intelligents et sensibles, et que tous ne réagissent pas de la même manière aux évènements et aux changements.

Sur les trois perroquets que j’avais ramenés à la maison, il y avait deux Gris, et le second, qui inquiétait beaucoup mon ami, s’est adapté tout de suite, même si, au contraire de Yaho, celui-ci, Ti Coco, un vieux pépère, s’est mis à manger sans arrêt les premiers jours : encore un phénomène de stress : il n’est pas normal qu’un perroquet se goinfre sans arrêt.

Lui aussi s’est calmé, mange maintenant normalement, parle, joue et participe comme il l’entend à notre vie de famille.

Chaque perroquet est différent, chaque perroquet a son seuil de tolérance, chaque perroquet a sa manière à lui de gérer ses émotions, et chaque perroquet, bien sur, a son caractère propre.

Il faut simplement l’observer, apprendre à le connaître et lui donner du temps pour prendre ses marques et respecter son rythme d’adaptation.

9 commentaires »

27
décembre 2006
bonjour a tous

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Questions |

jules est la depuis 2 mois il a 1 an et nous n’osons pas le sortir que faut – il faire ? pour lui faire ce plaisir sans que ce soit la catastrophe ? avec un sac de cacahouette
on l’adore il est beau comme un gris du gabon malin comme un singe …

21 commentaires »

19
octobre 2006
Un séance de toilettage chez les aras ararauna

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

La toilette du matin 

Ce matin, j’ai envie de vous raconter la séance de toilettage des mes deux aras ararauna : Jules et Cossi. 

Tout à commencé après le repas du matin : salade de fruits saupoudrée de Perform Poudre : Pommes, poires, oranges, bananes. 

Une fois le ventre plein, les deux compères commencent à se lisser les plumes, se nettoyer les griffes des pattes et la toilette va bon train. 

Je n’ai pas bien vu comment les deux perroquets se sont rapprochés l’un de l’autre, mais j’ai assisté à un spectacle qui m’a réjouit. 

Cossi, la femelle s’est mise à faire la toilette de Jules, le mâle. 

Il est de plus en plus fréquent que ce soit la femelle qui fasse les papouilles à Jules, et je dois dire qu’il semble y prendre un plaisir non dissimulé. 

La séance a commencé par des gratouilles du bec de Cossi sur la nuque de Jules. Jules était accroché aux parois de la volière, Cossi sur le perchoir et pendant de longues minutes, Cossi a pris plume par plume pour les lisser, enlever les duvets inutiles, et parfois même grattait avec sa patte. 

Jules ne bougeait pas, et parfois émettait de petits grognements de pure satisfaction. 

Puis Jules présentait son dos, écartait ses ailes pour que le bec de sa belle puisse faire le ménage des vieilles plumes ou duvets sous les ailes, et la belle Cossi, pourtant généralement peu patiente, s’acquittait avec précision de la tâche qu’elle était en train d’accomplir. 

Aucun endroit du corps de Jules n’a été épargné, ni oublié, et il était amusant de voir Jules se contorsionner pour faciliter l’accès du bec de Cossi partout sur son corps. 

Parfois, Jules restait pendu par une patte sur la paroi de la volière, et se nettoyait les griffes de l’autre patte pendant que Cossi entretenait le plumage du ventre. 

Si Cossi était trop brutale, ou trop rapide, Jules la rappelait à l’ordre et la belle se calmait ! 

La séance a duré au moins vingt minutes, et  ce n’est que parce qu’il y a eu un bruit dans la pièce où je me cachais que Cossi, surprise et sans doute dérangée de se voir observée, a cessé la toilette de son compagnon. 

Je n’ai pas pu prendre de photos car j’aurais risqué de mettre fin prématurément à cette séance de toilettage, mais j’espère qu’ avec ces quelques mots, vous aurez pu imaginer la scène. 

J’avais beaucoup hésité à prendre un second ara car ce sont de gros oiseaux, parfois un peu bruyants, et c’est vrai qu’il leur faut de la place ! 

Mais depuis que Jules a une compagne, il est certes moins proche de moi, moins «  gros bébé à sa maman », mais pour moi un perroquet a d’abord besoin d’être un perroquet et pas un « bébé ». 

Un perroquet n’est pas, et ne sera jamais un humain, même s’il reste un compagnon privilégié pour l’humain. 

Jules et Cossi ont une vie plus naturelle entre eux depuis qu’ils sont deux, et je suis ravie qu’ils retrouvent les comportements innés liés à leur espèce, eux qui n’ont, hélas jamais connu leur parents biologiques. 

Jules est né d’un œuf placé en couveuse, mais il a vécu sa petite enfance avec son frère, donc il a vu ce qu’était un autre perroquet .Cossi est née en couveuse, puis s’est retrouvée dans une bonne famille humaine, mais à 3 ans, âge auquel je l’ai adoptée, elle n’avait jamais vu un seul oiseau, ni un seul perroquet. 

Elle a passé trois ans, sage comme une image, perchée sur un perchoir indestructible, avec un anneau et une chaîne à la patte. 

Quel changement quand elle est arrivée chez moi !!!!   

Il ne lui a pas fallu très longtemps pour comprendre qu’on vivait mieux sans chaîne, que les « bêtises » n’étaient pour moi que le signe du bon fonctionnement de son intelligence, et que les jeux avec un autre perroquet étaient tout aussi amusant, sinon plus, que de lever la patte «  pour dire bonjour à la dame ». 

Attention Cossi n’était pas malheureuse dans sa famille, mais chez moi elle a appris que le bonheur avait mille et une facettes…. 

Nos perroquets savent s’adapter, mais ce qu’ils aiment avant tout : c’est être heureux, et ils font tout ce qu’il faut pour construire leur bonheur, avec les moyens du bord. 

 

 

3 commentaires »

15
octobre 2006
Jules, l’ara ararauna : Comment le faire venir sur mon bras, sur demande

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

Jules est un jeune Ara ararauna de presque trois ans, et l’an dernier, il s’était échappé et avait passé près de 30 heures dans les bois environnants.

J’ai pu le rattraper suite à une course poursuite pas toujours confortable et souvent angoissante pour moi, et certainement pour lui.

 Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard, peut-être.

 Suite à cette épopée sauvage, j’ai pensé qu’il serait bien que Jules apprenne à revenir sur le bras à ma demande ! 

Comment faire ? 

Il faut savoir que les perroquets adorent apprendre, et tout peut devenir un jeu pour eux, mais il ne faut pas oublier qu’un perroquet apprend souvent… pour avoir une récompense ! 

Par chance, Jules est gourmand… 

Aujourd’hui, Jules était sur le haut de sa volière, en liberté dans la véranda avec Cossi, sa copine, Ara ararauna elle aussi. 

Dans cette véranda il y a des jeux et des cordes partout, des perchoirs et des balançoires, et chaque jour j’ouvre la cage de la volière pour que mes deux compères s’en donnent à cœur joie. 

En jouant avec eux – je crois que je m’amuse autant qu’eux – j’ai eu envie de commencer à enseigner à Jules comment revenir sur simple appel de ma part. 

Il y avait un restant de tarte sur la table, et l’idée m’est venue qu’un petit bout de croûte de pâte à tarte pourrait m’aider dans ma leçon du jour : le rappel.

Jules était sur le haut de sa volière, et moi, à moins d’un mètre de lui. 

Je lui montre le morceau de tarte et fais mine de le manger : 

-         Hummm, c’est bon.. humm « Chocolat »… pour mes deux aras tout ce qui est délicieux et pas habituel, c’est «  chocolat ». 

La pupille de mon Jules se dilate et se rétracte, son cou s’avance vers moi – enfin vers ma main et le morceau «  chocolat ».. 

Il a envie de venir, mais voilà, il préférerait que j’avance la main vers son bec, ce que je ne fais pas, vous vous en doutez. 

Jules se dandine d’une patte sur l’autre, essaie de tendre son cou au maximum vers ma main chargée de .. Humm c’est bon ! 

La tentation est grande, mais ce coquin va tout essayer : me regarder d’un œil triste et implorant, s’étirer au maximum, monter et descendre sur la paroi verticale de la volière pour se rapprocher de moi : rien n’y fait, il n’arrive pas jusqu’à ma main.

Il suffirait pourtant qu’il se serve de ses deux grandes ailes : un Ara qui n’a pas les plumes de vol coupées, doit pouvoir voler !!! 

Rien du tout : près de 20 minutes se passent, et Jules meurt d’envie de manger ce petit bout de gâteau, mon mari clame à qui veut l’entendre : tu n’y arriveras pas ( merci pour les encouragements), Cossi la copine Ara, elle aussi, juchée sur une corde assiste au spectacle, et je me demande bien ce qu’elle est en train de penser, et moi, je commence à fatiguer, le bras en l’air… 

Je ne cèderai pas : ou il vient en vol se poser sur mon bras gauche , ou je mange le bout de gâteau que je tiens dans ma main droite. 

Nos perroquets sont « jusqu’auboutistes » ,  mais moi aussi. 

Le mari, fatigué d’attendre s’en va vaquer à ses occupations, Cossi regarde et écoute et moi je clame : Hummm c’est bon .. Chocolat… 

Tout à coup, Cossi dit, d’une voix claire et puissante : Chocolat !

Je regarde Cossi, lâchant Jules du regard pendant une fraction de seconde : 

C’est le moment que choisit Jules pour pousser son cri de guerre «  ARRRRAAAAAA » et déploie ses ailes pour se poser sur mon bras toujours à sa disposition. 

-         Bravo Jules, c’est bien : et bien sur le bout de gâteau pour l’ami Jules qui le déguste en ronronnant car j’en profite pour le caresser, lui gratouiller la nuque et le féliciter

-         Bravo Jules, c’est bien, bravo Jules ! 

Je le laisse manger, puis… et si on recommençait ? 

Je pose Jules sur sa volière, je vais chercher un petit morceau de gâteau, et hop, je me mets en position 

-         Jules ! Hummm c’est bon… 

Une ou deux secondes d’ hésitation, et hop, Jules est sur mon bras, reçoit gâteau et félications… 

Nous avons recommencé cinq ou six fois, après le gâteau, un peu de noix, ou une grosse graine de tournesol… 

Jules s’amusait comme un fou, et j’avais à peine le temps de poser Jules sur la cage, de me mettre en place qu’il était déjà sur mon bras. 

J’ai même mis Jules dans sa volière, la porte ouverte, pour qu’il sorte de la cage, monte sur le toit et vienne chercher une petite gâterie. 

Il très vite compris le système..  Super..

Nous allons recommencer demain, en mettant un peu plus de distance entre nous. 

Le but de ce jeu ? Simplement faire naître un réflexe conditionné chez Jules, et espérer que si un jour il s’envole et que nous sommes en contact visuel ou sonore, il suffira que je dise, pour qu’il revienne sur mon bras : Hummmm, c’est bon … Chocolat…. 

Je rêve ? non, je ne crois pas…. 

A suivre donc, mais j’espère ne jamais avoir à tester ce jeu dans la nature suite à une fugue de mon Jules

12 commentaires »

« Articles précédents - Articles suivants »