Paru dans Les inclassables |
vous avez peut-être entendu parler de Kokin, ce perroquet Gris du Gabon, saisi à l’aéroport à son arrivée en France.
Vous trouverez ci-dessous les deux dépêches qui ont été publiées dans la presse concernant cette affaire.
Je publie ces articles simplement pour que chacun puisse prendre conscience qu’il y a des lois qui gèrent les transports et les importations d’animaux, et donc les perroquets n’en sont pas exclus.
J’attire l’attention de chacun sur le fait qu’il convient de se renseigner, à des sources fiables et officielles, avant de prévoir de voyager avec un perroquet.
Nous sommes responsables de nos perroquets, et si nous ne prenons pas de précautions AVANT, c’est nous qui mettons en danger la vie et le bien-être de notre compagnon à plumes
Je vous laisse lire ces articles de presse…
Refoulé à la douane, son perroquet du Gabon dépérit
Source : www.ladepeche.fr
Il aurait dû retrouver ses propriétaires. Il va échouer dans un zoo après avoir séjourné en solitaire sur le tarmac de Blagnac.
Il a du mal à parler tant l’émotion l’étreint. Jean-Christophe, 39 ans, n’arrive pas à comprendre pourquoi Kokin, son perroquet n’est pas avec lui à Toulouse. Début septembre, celui-ci doit revenir en urgence à Toulouse depuis la Côte d’Ivoire pour raison de santé : « Je suis parti un peu en catastrophe, explique-t-il. J’ai laissé Kokin à ma compagne qui devait arriver quelques semaines plus tard ». Malgré sa précipitation, le couple prend tout de même le temps de se renseigner sur les consignes à suivre pour ramener le volatile à Toulouse : « On est allé naviguer sur internet, se souvient-il. Le site disait qu’il suffisait de faire établir un certificat international de bonne santé, notamment pour la grippe aviaire ». Mais un autre document était aussi nécessaire : le Cites ou convention de Washington. Ce document régit le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce document établi par la Côte d’Ivoire à la France devait autoriser l’entrée de Kokin. « On ne le savait pas », relève Jean-Christophe. C’est l’absence de ce document qui va « couper les ailes » de Kokin.
Coincé à Blagnac
Kokin est un perroquet gris du Gabon. Cet animal familier en Afrique vit en liberté chez ses propriétaires : « Là-bas, posséder un perroquet est courant. C’est comme avoir un chien ou un chat en France. L’attachement est le même ». Le 18 septembre, la compagne de Jean-Christophe arrive à l’aéroport d’Abidjan et embarque sans problème avec Kokin sur Royal Air Maroc. Lors du trajet, le perroquet voyage en soute pour la somme de 30 €. Arrivée à Blagnac, la compagne de Jean-Christophe présente le certificat de bonne santé de l’oiseau. « Là, en l’absence du Cites, les agents refusent que l’oiseau passe la douane, s’offense Jean-Christophe. L’espèce est protégée et sans cette pièce administrative, il ne peut débarquer. Les ordres du ministère de l’environnement sont stricts ». Kokin est alors confronté à trois solutions : soit il reste en France et part dans un zoo, soit il est euthanasié, ou bien il retourne en Côte d’Ivoire contre 1 700 €. « Je n’ai pas cette somme », avoue Jean-Christophe en recherche d’emploi. En attente d’une solution, Kikou est alors installé dans une cabane sur le tarmac de l’aéroport de Blagnac. Un cas pas isolé. A Paris, chaque année, près de 150 perroquets refoulés meurent sur l’aéroport d’Orly.
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Kokin sera placé dans un zoo
La mésaventure de Kokin s’achève plutôt bien. Même si Jean-Christophe ne peut pas récupérer son perroquet, ce dernier – pour le moment placé en quarantaine à l’Ecole vétérinaire de Toulouse – sera placé, selon les capacités d’accueil, dans un zoo en France, évitant ainsi l’euthanasie : « Depuis la grippe aviaire, nul ne peut déroger aux consignes, affirme Sonia Kaeuffer, responsable du poste frontalier vétérinaire de Blagnac. Ce propriétaire, même si sa bonne foi n’est pas contestable, est dans l’illégalité complète. Il aurait dû faire établir le Cites ». Elle poursuit : « La compagnie Royal Air Maroc est aussi responsable. Jamais elle n’aurait dû laisser sortir d’Abidjan une espèce protégée sans ce document ».
La suite, publiée le lendemain
Kokin le perroquet partira dans un zoo
En quarantaine jusqu’au 18 octobre à l’Ecole vétérinaire de Toulouse, il se porte bien.
Le perroquet Gris du Gabon est la plus grande et la plus populaire des espèces de perroquets gris d’Afrique.
Kokin se porte bien.
En quarantaine jusqu’au 18 octobre à l’École Vétérinaire de Toulouse, il avait été pris en charge et très bien soigné par Sonia Kaeuffer, la responsable du poste frontalier vétérinaire de Blagnac jusqu’au 6 octobre. En quittant l’Ecole Vétérinaire, il sera placé dans un zoo ou une réserve. « Non, Kokin n’a pas dépéri, comme le soulignait son propriétaire. On a vraiment pris soin de lui », précise l’une des responsables du service vétérinaire.
Relatée dans la Dépêche du Midi du mercredi 7 octobre, sa mésaventure désolait Jean-Christophe, son propriétaire, désespéré de ne pouvoir récupérer son perroquet.
Arrivé à Toulouse mi-septembre avec la compagne de Jean-Christophe, Kokin avait été refoulé par les services de la douane de Blagnac : « Le propriétaire n’avait pas été assez vigilant, reprend la responsable. Ce perroquet ne répondait pas aux mesures de protection de santé publique mises en place contre l’influenza aviaire, (grippe aviaire). De plus, espèce protégée et inscrite à la Convention de Washington, ce volatile devait être en possession du Cites. Or il ne l’avait pas ». Ce document régit le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Établi par le pays d’origine pour le pays d’arrivée, il garantit la légalité del’exportation et l’importation de l’animal.Heureusement, la situation vécue par Kokin n’arrive pas très souvent. « Cela peut se présenter bien sûr, remarque-t-on au service de douane de l’aéroport de Blagnac. C’est d’ailleurs toujours douloureux pour tout le monde ».
Poissons, singes, reptiles
Les espèces confrontées le plus souvent à ce problème sont les oiseaux, bien sûr comme les perroquets, mais aussi les poissons exotiques. Les singes de petite taille type ouistiti et les reptiles peuvent aussi se heurter aux services de la douane. Les propriétaires de ces animaux ne s’informent pas suffisamment sur les pièces administratives à fournir : « Les Toulousains qui désirent sortir de France des animaux protégés peuvent collecter toutes les informations nécessaires auprès des services vétérinaires. Quant aux autres qui ont des interrogations pour faire rentrer en France des espèces protégées, ils peuvent avoir toutes les réponses à l’ambassade de France du pays concerné ».
La responsable le dit et le répète : il ne faut jamais se contenter d’aller surfer sur internet. Bien trop de forums existent et pas assez de sites officiels. « Quand on voyage avec un animal, on se doit de collecter autant d’informations que lors d’un voyage pour soi ».
Où se renseigner ?
Le site officiel de la CITES
Un autre lien : CITES
Le lien vers le CITES concernant ce nouveau certificat de propriété permettant de voyager en Europe. ICI
Lien du vétérinaire fédéral suisse, c’est expliqué un peu moins compliqué que sur le CITES : ICI
N’oubliez jamais : La Loi, c’est la Loi, et nul n’est censé l’ignorer.
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