Paru dans Les inclassables |
Tout à commencé en février 2000, le jour où ma sœur (jumelle je précise) décide de m’entraîner dans une de ses nouvelles lubies.
Nous vivions toutes les deux encore chez nos parents.
‘Elsa viens voir, j’ai quelque chose à te dire, je reviens d’une animalerie, et tu sais pas quoi … j’ai vu un beau perroquet (en fait il y en avait deux) ! c’est trop mignon ! ça te dirais qu’on en prenne un à deux (ben oui le tarif ! voilà pourquoi il fallait être deux !) et puis il serait à nous deux, blablabla’.
En fait j’avais toujours rêvé d’en adopter un perroquet, depuis toute petite je rêvais d’en avoir un sur l’épaule (comme les pirates…les gentils bien-sure !) et d’être entourée par une cohorte d’animaux .
Et puis je me suis dit que c’était l’occasion où jamais de se lancer, et je me doutais déjà qu’on en aurai pour un bon moment à l’avoir à nos côtés…
Donc comme d’habitude je me laisse embarquer dans ses aventures (à ma sœur) et nous nous dirigeons à l’animalerie…
On se dirige d’abord vers les cages, bien-entendu, et on en choisi une ; puis on va choisir ‘la bête’ dans un cage dans l’allée du magasin.
Alors, il se passe quelque chose d’étrange quand je regarde les oiseaux , il y en avait donc deux, un très agité et limite agressif,- (‘le pauvre’ je me suis dit) ben oui on les arrache à leur élevage pour les emmener dans un lieu qu’ils ne connaissent pas et avec tous ces gens qui passent devant eux en sifflant, etc.,- puis le deuxième sur son perchoir qui était bien plus calme. Celui-ci se rapproche des barreaux, me fixe droit dans les yeux et penche la tête. C’était vraiment très particulier ce regard.
J’avais bien compris le message et commence à lui gratouiller la tête.
Ma sœur trouvait l’autre plus marrant (parce qu’il ne tenait pas en place !), mais moi j’étais séduite par ce regard (tout gris) et la tendresse que cet oiseau avait réussi à me transmettre pour cette première rencontre !
Ça peut paraître fou, mais à ce moment-là dans nos regards, on s’est échangé le message suivant : ‘maintenant c’est pour la vie…’
‘Ce sera celui-là et pas un autre !’. Sur ce, le vendeur met ses grands gants de protection pour l’attraper : et les deux compères, comme des poules affolées, expriment leurs peurs de se voir séparés !
Tant bien que mal le vendeur met ‘l’élu’ dans une boîte en carton, heureusement on habitait à 10 minutes du magasin ! non seulement il sifflait comme s’il était dans la forêt vierge mais en plus le malin avait bien remarqué que le carton ce n’est pas très résistant !
Soit, nous arrivons enfin à la maison ; bien-sure notre père n’était pas au courrant, mais ça n’allait pas tarder…Heureusement devant le fait accompli, il a fléchi, comment faire autrement ? il aime aussi les animaux, mais dans la nature !
Évidemment où est le mode d’emploi pour sortir un perroquet d’une boîte et le mettre dans la cage…sans y laisser un doigt ?
On décide de mettre la boîte ouverte dans la cage…
Et bien il a fallut être patient pour que le coco veuille bien sortir du carton pour regagner son nouveau perchoir.
Il devait être bien excédé, il avait la peau autour des yeux quasiment rose tellement il avait eu d’émotions et de stress surtout !!
On décide de le laisser reprendre ses esprits et pendant ce temps c’est le réunion au sommet avec mes sœurs pour lui trouver un petit nom au nouveau venu dans la famille !
C’est décidé, ce sera Oscar !
Durant les deux premiers jours il n’était pas question de vouloir l’ôter de son perchoir, il me l’avait bien fait comprendre !! Juste quelques papouilles à travers les barreaux de la cage.
Puis à force de patiente et de persévérance il se laissera porter et câliner dans les règles de l’art…par quasiment tout le monde.
Puis au fil des mois il développe son caractère (bien trempé déjà), et se rapproche tout naturellement de moi. Ma sœur étant peu présente à la maison à cette époque, c’est moi qui m’occupais d’Oscar , lui donnais à manger, à boire, des « confiseries » et lui nettoyais sa cage, etc.
J’ai su gagner sa confiance et sa fidélité. Je suis devenue « son compagnon » et vice-versa…
3 commentaires pour “OSCAR LE GRIS : Le coup de foudre…”
URI pour Trackback| Flux RSS des commentaires

Suzy, le 17 février 2007 à 11:06 |
Merci pour ce récit plein de tendresse, mais aussi de respect pour votre perroquet.
Je ne doute pas qu’au fil des mois vous allez devenir de vrais compagnons et que votre relation sera belle à vivre, tant pour vous que pour votre perrroquet.
Les perroquets ont besoin de se sentir aimés et écoutés, alors ils donnent toute leur tendresse, leur affection et leur intelligence les pousse à faire mille et une nouvelle choses.
Je suis impatiente de lire la suite…
Joy, le 23 mars 2007 à 3:13 |
Quelle belle rencontre !
Je suis ravie pour Oscar, et un peu déçue pour son compère, mais, comme tu dis, pas évident au niveau du porte-monnaie. J’espère simplement qu’il a trouvé quelqu’un avec qui le courant est aussi bien passé qu’entre Oscar et toi.
J’espère pouvoir continuer à lire vos aventures très bientôt.
Joy
Lora, le 11 janvier 2008 à 8:33 |
Bonjour,
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu ton témoignage, c’est très touchant .
Quel âge avait ton perroquet lorsque ta soeur et toi l’avez acheter ?
J’ai une petite “perroquette” de cinq mois, Charlye, adorable, caline à souhait. Je ne l’ai pas achetée en animalerie mais chez une éleveuse, elle est eam .
Comment se porte Oscar aujourd’hui ?
Lora …