Archive pour décembre, 2006

27
décembre 2006
bonjour a tous

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Questions |

jules est la depuis 2 mois il a 1 an et nous n’osons pas le sortir que faut - il faire ? pour lui faire ce plaisir sans que ce soit la catastrophe ? avec un sac de cacahouette
on l’adore il est beau comme un gris du gabon malin comme un singe …

15 commentaires »

14
décembre 2006
Je suis sa “Vrrrraie beauté” !!!

Paru dans Mon perroquet |

Bonjour,

Je me présente Lilly ou “Lilly pou” pour les intimes.

Voilà, j’habite depuis 8 mois chez ces curieux oiseaux déplumés que sont mes humains. Avant, j’avais d’autres humains. Mais faute de temps à me consacrer, ils ont préféré à contre-coeur me donner …

 

Enfin, je suis dans ma nouvelle maison. En gros, ça va. J’ai une pièce pour moi presque toute seule, une cage spacieuse, mon pulvérisateur perso, ma baignoire perso itou, mon coffre à jouets … Enfin, le minimun quoi pour accueillir une demoiselle comme moi. 

Pour la pièce, je dois la partager avec son vieux mainate arthrosique de 18 ans 1/2 et son copain le merle métallique, deux copains que j’imite parfaitement maintenant. Quand elle n’est pas là, ni les mini-humains, au moins je peux parler avec mes voisins. Il y a juste une chose que je ne comprends pas: pourquoi ne veut-elle pas me laisser sortir quand elle n’est pas là. Il y a tellement de choses amusantes à faire: détacher la prise téléphonique, ronger les cadres, jongler avec ce qu’elle appelle ses bibelots (de vulgaires jouets pour être plus claire !). Enfin… Il faut que je fasse avec !

Pour mon 1er anniversaire, elle m’a offert un arbre à perroquet fait maison. Une habitude d’humains les cadeaux d’anniversaire … Fait maison, d’après des plans qu’elle avait trouvés sur internet … Assez sympa … Mais mon humaine est aussi un parfait arbre à perroquet. Je ne comprends par contre pourquoi elle est moins rétiçante en hiver qu’en été lorsque je fait les renversés, les escalades, la toupie ou autres accrobaties sur elle … Enfin …

Sinon, il y a d’autres membres à quatre pattes aussi: 5 boules de poils miaulantes (je fais très bien l”le petit chatttt” et aboyantes (je fais aussi très bien le “petitttt chien”. D’ailleurs je l’aide: “Bounty ça suffit”, ”Hémy tais-toi”, “Bounty viens ici” …. Ereintant… C’est assez limité ces bêtes là …

Aussi, je mérite bien les câlins et les bisous (en cas de manque je crie “Lilly veut câlins ou Lilly veut bisous” …. Les “oh! que tu es belle” .. Après tout, n’a t-elle pas dit que je réalisais son rêve !

Sinon, il y a une chose qui l’énerve par dessus tout: quand je suis sortie et qu’elle doit partir. Elle veut me rentrer dans ma cage. J’ai bien compris, même si elle me dit “Tu rentres un peu car je dois emmener Benjamin à l’école” ou “je dois aller faire la cuisine, tu ressortiras après” … Alors je vole de l’arbre à perroquet sur la cage, puis sur le bar, puis sur la chaise et rebelotte … Des fois ça dure pendant bien 5 minutes… Je trouve cela drôle mais pas elle … ça finit toujours par “si c’est comme ça, tu verras, je ne te sortirais plus !!!” Aucun sens de l’humour … Heureusement, ce ne sont que des paroles en l’air. De toute façon, si elle me laisse trop longtemps dans ma cage, c’est pas de bisou, pas de câlin … Non, mais … Qui c’est qui fait la loi !

Une autre chose qu’elle n’aime pas: quand j’essaie de lui arracher ces drôles de truc qu”elle a dans les oreilles … Une fois, je suis partie avec … Qu’est-ce que j’ai entendu “Lilly c’est dangereux”, “Lilly tu es une horrible perroquette”… Moi qui suis la douceur même, elle que je salue tout les matins d’un suave “bonjour vous” … Une ingrate qui ne veut pas me laisser jouer tranquille …

Bon, j’ai du travail … Vivre avec des humains n’est pas de tout repos … Une abnégation de tous les instants. Là, elle vient d’étendre une lessive et j’ai horreur des chaussettes. J’abandonne donc son bras (je surveille ce qu’elle tape, on ne sait jamais).

 A bientôt …. Plein de Rrrroû Rrrrrou^de Lilly Pou ! 

 

 

2 commentaires »

11
décembre 2006
Notre histoire

Paru dans Les inclassables & Histoire de vie d'un perroquet |

Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de gris du gabon. Je prends la parole, car je sais mieux causer que mon compagnon. Tout le monde ou presque nous connait sur le forum, nous sommes nés en Belgique, chez un éleveur.

Un jour, celui qui prenait soin de nous, pendant plusieurs mois il a remplacé nos parents, nous a dit…

“je ne peux pas garder tout le monde, mes petits, votre vie est ailleurs chez un humain qui va vous adorer, d’ailleurs, j’ai déjà un nom pour vous, toi, la femelle, tu porteras le nom de Cléo et toi, le mâle le nom de Rambo. C”est une grande tristesse de quitter l’éleveur.

Le jour J arrive, et nous voila dans une petite cage en voiture, une grande réception nous attendait dans un chateau pour fêter notre arrivée. Nous avions peur de tous ces humains, mais, nous avions l’insouscience de notre jeunesse.

Beaucoup de paroles ce jour là, un humain nous installe dans une grande cage, Rambo pince le doigt de l’homme, déjà une rivalité, on ne nous prend pas sans faire un minimum connaissance. Plus tard, nous avons compris que l’homme devait devenir notre premier humain.

Le premier jour Rambo a volé droit dans un miroir, il s’en sort sans une bosse, ouf ! C’est très grand, nous avons beaucoup de place, c’est agréabe de sentir la liberté dans nos plumes d’ailes.

Notre vie a été très douce à ce moment là, la vie de chateau en quelque sorte, beaucoup d’espace, de liberté, Rambo prenait du caractère, et moi, je me protégeais derrière ce compagnon de tous les instants. Mais, cela ne devait pas durer, pour une raison médicale, l’humain a dû nous évincer de sa vie.

Nous voila donc repartis vers d’autres cieux, un autre humain, celui là avec beaucoup de cheveux, je me disais que cela devait être bien agréable de m’accrocher dessus, Rambo lui se demandait comment il pourrait encore me protéger.

Cette fois, un loft, avec de magnifiques poutres que l’on pourrait gruger en toute sérénité, nous avons tout de suite compris, sans un mot, Rambo et moi, prit la direction de la plus haute poutre, pour ne plus jamais redescendre. Mais, c’était compter sans la faim, il a bien fallut se diriger sur les gamelles, dans la cage, et, nous avons été enfermés. Mais Rambo est mâlin, et nous sommes ressortis par le trou de la mangeoire.

Encore là, nous avons coulé des jours heureux, en criant, hurlant, pinçant à la moindre occasion, attaquant dès que l’on pouvait l’humaine avec un gros ventre, nous étions bien… Nous étions LES MAITRES du loft, nous avions une impression de puissance dans les hauteurs, plus rien ne pouvait nous atteindre, l’humain ne nous maitrisait pas, plus la femme s’énervait, et plus on prenait un malin plaisir à crier. Puis un jour, un couple d’humain est venu nous rendre visite, nous nous sommes approchés curieux, ils parlaient entre eux, nous avons compris encore une fois, nous allons changer de maison, tous les six mois, nous avons le droit à de nouveaux humains, Rambo et moi étions complètement dépités, qu’avions nous fait pour mériter cela ? le fait de crier avait déranger les voisins, et comme nous étions un peu rebelles, personne ne nous voulait dans cette famille.

Le lendemain, dans notre cage de transport, nous sommes arrivés, très tristes et perdus, dans cette famille, elle avait l’air gentille cette humaine, mais nous ne voulons pas trop faire connaissance. Le point positif, elle nous fait la promesse de ne jamais nous laisser tomber, mais, nous ne croyons plus le genre humain. Il prend, il jette, sans scrupule. Et nous, pauvre de nous. Rambo et moi avons décidé de rester coller l’un contre l’autre, de dormir sans bouger, ne plus se reveiller, ne plus espérer, nous étions enfermés, ce n’est pas possible d’enfermer des gris autant de temps dans une cage… une éternité, 4 jours entiers sans sortir. Rambo se jetait sur les barreaux en signe de rebellion, et moi, je restais souder à mon perchoir sans rien dire. Dans cette maison, nous n’étions pas seuls, il y avait déjà un gris qui semblait être très copain avec l’humaine, et aussi un petit nain vert un youyou, qui a du mal à quitter l’épaule de l’humain.
Elle faisait le pitre devant nous en nous priant de chanter, la vie était belle, tu parles, je te rappelle que tu nous a enfermé… Un jour elle ouvre la porte, mais me laisse sortir seule, que voulez-vous que je fasse, j’étais complètement perdue, Rambo était agressif, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait et pourquoi les humains étaient aussi instables. Elle a enfin compris au bout de 3 jours que nous ne ferons rien sans l’autre, elle nous a libéré tous les deux.

Beaucoup de mois ont été nécessaire pour nous faire admettre ce changement, mais, elle a été tellement tenace et a mit beaucoup de bonne volonté pour nous comprendre et excuser le mauvais comportement de Rambo, que nous avons enfin sympathisé avec cette famille, maintenant, c’est moi qui appelle “hééé pèpère, tu viens, on chante ?” et lorsque je crie trop fort, l’homme dit “chut arrête un peu” et je lui réponds “pourquoi tu dis cela ?” et lui de me répondre “parce que tu fais trop de bruit”… alors, je prends un ton en dessous, nous, les gris on ne se rend pas trop compte lorsque parlons un peu fort pour leurs oreilles, et je dis “alors pèpère on chante ?” et mon plus grand plaisir, c’est de chanter avec lui, on rigole bien avec pèpère, Rambo préfère sa “mèmère” il dit qu’elle comprend son esprit un peu tourmenté, ce matin, il s’est placé sur le dos pour se faire gratouiller, c’est une grande première, elle riait l’humaine, du coup, nous les trois gris, avons aussi éclaté de rire…

Si je vous dis tout cela aujourd’hui, c’est un jour à marquer d’une croix, ces humains, qui au départ devaient simplement nous garder, au bout de 11 mois, nous achètent et je pense que nous allons enfin pouvoir reprendre confiance en la vie, nous faire une petite place dans une famille et y rester définitivement, elle nous l’a promis, et j’ose y croire.

La vie est belle, c’est vrai, aujourd’hui, je chante, je ris, je parle, je fais le clown, oui, nous avons des heures de sortie en alternance avec les autres perroquets de la maison, mais c’est très agréable de venir sur son épaule, de lui pincer gentiment l’oreille pour lui rappeler que je suis là, lorsqu’elle se permet de caresser un autre que moi.

Quant à Rambo, il est heureux de vivre lui aussi, il chante, rit, parle, danse sur mes chansons, rivalise de coquinerie avec Poppies pour se rendre intéressant aux yeux des humains, c’est désormais notre vie et nous sommes bien.

2 commentaires »