Archive pour octobre, 2006

19
octobre 2006
Un séance de toilettage chez les aras ararauna

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

La toilette du matin 

Ce matin, j’ai envie de vous raconter la séance de toilettage des mes deux aras ararauna : Jules et Cossi. 

Tout à commencé après le repas du matin : salade de fruits saupoudrée de Perform Poudre : Pommes, poires, oranges, bananes. 

Une fois le ventre plein, les deux compères commencent à se lisser les plumes, se nettoyer les griffes des pattes et la toilette va bon train. 

Je n’ai pas bien vu comment les deux perroquets se sont rapprochés l’un de l’autre, mais j’ai assisté à un spectacle qui m’a réjouit. 

Cossi, la femelle s’est mise à faire la toilette de Jules, le mâle. 

Il est de plus en plus fréquent que ce soit la femelle qui fasse les papouilles à Jules, et je dois dire qu’il semble y prendre un plaisir non dissimulé. 

La séance a commencé par des gratouilles du bec de Cossi sur la nuque de Jules. Jules était accroché aux parois de la volière, Cossi sur le perchoir et pendant de longues minutes, Cossi a pris plume par plume pour les lisser, enlever les duvets inutiles, et parfois même grattait avec sa patte. 

Jules ne bougeait pas, et parfois émettait de petits grognements de pure satisfaction. 

Puis Jules présentait son dos, écartait ses ailes pour que le bec de sa belle puisse faire le ménage des vieilles plumes ou duvets sous les ailes, et la belle Cossi, pourtant généralement peu patiente, s’acquittait avec précision de la tâche qu’elle était en train d’accomplir. 

Aucun endroit du corps de Jules n’a été épargné, ni oublié, et il était amusant de voir Jules se contorsionner pour faciliter l’accès du bec de Cossi partout sur son corps. 

Parfois, Jules restait pendu par une patte sur la paroi de la volière, et se nettoyait les griffes de l’autre patte pendant que Cossi entretenait le plumage du ventre. 

Si Cossi était trop brutale, ou trop rapide, Jules la rappelait à l’ordre et la belle se calmait ! 

La séance a duré au moins vingt minutes, et  ce n’est que parce qu’il y a eu un bruit dans la pièce où je me cachais que Cossi, surprise et sans doute dérangée de se voir observée, a cessé la toilette de son compagnon. 

Je n’ai pas pu prendre de photos car j’aurais risqué de mettre fin prématurément à cette séance de toilettage, mais j’espère qu’ avec ces quelques mots, vous aurez pu imaginer la scène. 

J’avais beaucoup hésité à prendre un second ara car ce sont de gros oiseaux, parfois un peu bruyants, et c’est vrai qu’il leur faut de la place ! 

Mais depuis que Jules a une compagne, il est certes moins proche de moi, moins «  gros bébé à sa maman », mais pour moi un perroquet a d’abord besoin d’être un perroquet et pas un « bébé ». 

Un perroquet n’est pas, et ne sera jamais un humain, même s’il reste un compagnon privilégié pour l’humain. 

Jules et Cossi ont une vie plus naturelle entre eux depuis qu’ils sont deux, et je suis ravie qu’ils retrouvent les comportements innés liés à leur espèce, eux qui n’ont, hélas jamais connu leur parents biologiques. 

Jules est né d’un œuf placé en couveuse, mais il a vécu sa petite enfance avec son frère, donc il a vu ce qu’était un autre perroquet .Cossi est née en couveuse, puis s’est retrouvée dans une bonne famille humaine, mais à 3 ans, âge auquel je l’ai adoptée, elle n’avait jamais vu un seul oiseau, ni un seul perroquet. 

Elle a passé trois ans, sage comme une image, perchée sur un perchoir indestructible, avec un anneau et une chaîne à la patte. 

Quel changement quand elle est arrivée chez moi !!!!   

Il ne lui a pas fallu très longtemps pour comprendre qu’on vivait mieux sans chaîne, que les « bêtises » n’étaient pour moi que le signe du bon fonctionnement de son intelligence, et que les jeux avec un autre perroquet étaient tout aussi amusant, sinon plus, que de lever la patte «  pour dire bonjour à la dame ». 

Attention Cossi n’était pas malheureuse dans sa famille, mais chez moi elle a appris que le bonheur avait mille et une facettes…. 

Nos perroquets savent s’adapter, mais ce qu’ils aiment avant tout : c’est être heureux, et ils font tout ce qu’il faut pour construire leur bonheur, avec les moyens du bord. 

 

 

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15
octobre 2006
Jules, l’ara ararauna : Comment le faire venir sur mon bras, sur demande

Paru dans Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie |

Jules est un jeune Ara ararauna de presque trois ans, et l’an dernier, il s’était échappé et avait passé près de 30 heures dans les bois environnants.

J’ai pu le rattraper suite à une course poursuite pas toujours confortable et souvent angoissante pour moi, et certainement pour lui.

 Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard, peut-être.

 Suite à cette épopée sauvage, j’ai pensé qu’il serait bien que Jules apprenne à revenir sur le bras à ma demande ! 

Comment faire ? 

Il faut savoir que les perroquets adorent apprendre, et tout peut devenir un jeu pour eux, mais il ne faut pas oublier qu’un perroquet apprend souvent… pour avoir une récompense ! 

Par chance, Jules est gourmand… 

Aujourd’hui, Jules était sur le haut de sa volière, en liberté dans la véranda avec Cossi, sa copine, Ara ararauna elle aussi. 

Dans cette véranda il y a des jeux et des cordes partout, des perchoirs et des balançoires, et chaque jour j’ouvre la cage de la volière pour que mes deux compères s’en donnent à cœur joie. 

En jouant avec eux – je crois que je m’amuse autant qu’eux – j’ai eu envie de commencer à enseigner à Jules comment revenir sur simple appel de ma part. 

Il y avait un restant de tarte sur la table, et l’idée m’est venue qu’un petit bout de croûte de pâte à tarte pourrait m’aider dans ma leçon du jour : le rappel.

Jules était sur le haut de sa volière, et moi, à moins d’un mètre de lui. 

Je lui montre le morceau de tarte et fais mine de le manger : 

-         Hummm, c’est bon.. humm « Chocolat »… pour mes deux aras tout ce qui est délicieux et pas habituel, c’est «  chocolat ». 

La pupille de mon Jules se dilate et se rétracte, son cou s’avance vers moi – enfin vers ma main et le morceau «  chocolat ».. 

Il a envie de venir, mais voilà, il préférerait que j’avance la main vers son bec, ce que je ne fais pas, vous vous en doutez. 

Jules se dandine d’une patte sur l’autre, essaie de tendre son cou au maximum vers ma main chargée de .. Humm c’est bon ! 

La tentation est grande, mais ce coquin va tout essayer : me regarder d’un œil triste et implorant, s’étirer au maximum, monter et descendre sur la paroi verticale de la volière pour se rapprocher de moi : rien n’y fait, il n’arrive pas jusqu’à ma main.

Il suffirait pourtant qu’il se serve de ses deux grandes ailes : un Ara qui n’a pas les plumes de vol coupées, doit pouvoir voler !!! 

Rien du tout : près de 20 minutes se passent, et Jules meurt d’envie de manger ce petit bout de gâteau, mon mari clame à qui veut l’entendre : tu n’y arriveras pas ( merci pour les encouragements), Cossi la copine Ara, elle aussi, juchée sur une corde assiste au spectacle, et je me demande bien ce qu’elle est en train de penser, et moi, je commence à fatiguer, le bras en l’air… 

Je ne cèderai pas : ou il vient en vol se poser sur mon bras gauche , ou je mange le bout de gâteau que je tiens dans ma main droite. 

Nos perroquets sont « jusqu’auboutistes » ,  mais moi aussi. 

Le mari, fatigué d’attendre s’en va vaquer à ses occupations, Cossi regarde et écoute et moi je clame : Hummm c’est bon .. Chocolat… 

Tout à coup, Cossi dit, d’une voix claire et puissante : Chocolat !

Je regarde Cossi, lâchant Jules du regard pendant une fraction de seconde : 

C’est le moment que choisit Jules pour pousser son cri de guerre «  ARRRRAAAAAA » et déploie ses ailes pour se poser sur mon bras toujours à sa disposition. 

-         Bravo Jules, c’est bien : et bien sur le bout de gâteau pour l’ami Jules qui le déguste en ronronnant car j’en profite pour le caresser, lui gratouiller la nuque et le féliciter

-         Bravo Jules, c’est bien, bravo Jules ! 

Je le laisse manger, puis… et si on recommençait ? 

Je pose Jules sur sa volière, je vais chercher un petit morceau de gâteau, et hop, je me mets en position 

-         Jules ! Hummm c’est bon… 

Une ou deux secondes d’ hésitation, et hop, Jules est sur mon bras, reçoit gâteau et félications… 

Nous avons recommencé cinq ou six fois, après le gâteau, un peu de noix, ou une grosse graine de tournesol… 

Jules s’amusait comme un fou, et j’avais à peine le temps de poser Jules sur la cage, de me mettre en place qu’il était déjà sur mon bras. 

J’ai même mis Jules dans sa volière, la porte ouverte, pour qu’il sorte de la cage, monte sur le toit et vienne chercher une petite gâterie. 

Il très vite compris le système..  Super..

Nous allons recommencer demain, en mettant un peu plus de distance entre nous. 

Le but de ce jeu ? Simplement faire naître un réflexe conditionné chez Jules, et espérer que si un jour il s’envole et que nous sommes en contact visuel ou sonore, il suffira que je dise, pour qu’il revienne sur mon bras : Hummmm, c’est bon … Chocolat…. 

Je rêve ? non, je ne crois pas…. 

A suivre donc, mais j’espère ne jamais avoir à tester ce jeu dans la nature suite à une fugue de mon Jules

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11
octobre 2006
Un témoignage sur la disparition d’un perroquet Gris

Paru dans Santé |

Chers amis,

Ce soir, j’ai reçu ce témoignage, que je publie avec l’accord de son auteur.

Je crois qu’il est important de connaître les histoires belles ou plus tristes, des perroquets que nous ne connaissons pas directement, pour être mieux informés, et pour réagir plus vite et efficacement.

Merci à son auteur, avec toute ma sympathie

Bien sincèrement

Suzy

Bonjour, je découvre votre site, et vos protegés merçi a vous de leur venir en aide…

…je viens recement de perdre mon petit Cacao,suite a un flegmon qui l’a emporté en moins de 48heures …,apres avoir vu le veto un specialiste ,pour oiseaux …l’année derniere il lui avais reconstitue le bec inferieur ,ecrasé par un clic clac en le repliant ,il etait toute ma vie et un compagnon hors normes.Si un jour vous constatez une petite grosseur et un debut de flegmon n’ecoutez personne et insistez pour une incision et le purger aussitôt (,conseils d’autres veterinaires interroges)…mon petit Cacao serait aujourdhui,encore a mes côtes….

………Il avait 20 ans mais je crois lui avoir donné de bons moments et une belle vie ,jamais sépares et voyangeant toujours avec moi ,que de

sacrifices ,mais que de joie et de bonheur Aimez les et vous ne

regretterez rien ils le meritent salutations n.crus

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