Paru dans Histoire de vie d'un perroquet |
Il y a environ trois ans, je suis allée rendre visite à un de mes amis qui avait un atelier de tapisserie. Derrière la pièce destinée aux clients, j’ai parcouru un couloir tortueux, au fond, une pièce sombre et dans cette pièce, une grande cage avec un perroquet gris du Gabon. J’ai immédiatement été attiré par cet oiseau qui se tenait assez tristement sur son perchoir. En m’approchant, j’ai vu qu’il m’examinait aussi. Et mon ami m’a présenté… Pivoine. J’ai posé les questions que tout le monde pose en présence d’un perroquet : Est ce qu’il parle ? Ca fait longtemps que tu l’as ? …
Et pour me montrer son perroquet de plus près, il a été chercher un gant et à ouvert la porte de la cage. Puis il l’a pris avec autorité sur sa main gantée malgré que Pivoine essayait de lui échapper en se tenant au fond de son perchoir.
Il m’a expliqué qu’elle ne volait pas, (et oui, c’est une “elle”
mais que de temps en temps elle arrivait à ouvrir le loquet de la cage et s’aventurait dans son atelier où elle avait occasionné quelques dégâts : troué des tissus et tentures destinés au clients, raboté le bois de certains sièges, renversé des pots de colle, … Qu’elle est âgée d’environ 12 ou 13 ans. Qu’elle appartenait avant à un monsieur qui est décédé. Et que la veuve de ce monsieur ne pouvait pas s’en occuper et qu’il l’avait récupérée auprès d’un de ses amis, vétérinaire.
J’étais à la fois fascinée par cet oiseau, par son regard perçant, intelligent, et gênée de voir que mon ami ne le respectait pas.
La seconde fois où je me suis rendue à l’atelier, après avoir dit bonjour à mon ami, j’ai foncé dire bonjour à Pivoine.
Il faisait un temps magnifique et sans avoir rien demandé, j’ai pris la cage et l’ai mise dehors. Je suis restée longtemps près d’elle à l’observer. Et j’ai vu qu’elle était heureuse de sortir de cet atelier sombre car elle étirait ses ailes et sifflait.
Je suis allée lui rendre visite plusieurs fois au cours des mois suivants. A chaque fois que le temps le permettait, je lui faisais prendre l’air et je passais surtout le maximum de temps auprès d’elle. Je lui parlais et elle sifflait, elle disait aussi des choses que je ne comprenais pas.
Et puis au début du printemps suivant, mon ami et moi, nous sommes un peu perdus de vue…
C’est en fin d’été que nous nous sommes rencontrés par hasard dans la rue. Lui était sur un trottoir, et moi sur l’autre.
Après les “bonjours”, bisous et “ça va ?”, ma première question a été : “Comment va Pivoine ?” et mon ami me répond, “C’est bizarre que tu me demandes ça, car je vais de ce pas au journal pour passer une annonce parce que je veux la vendre. Je veux partir travailler à l’étranger, et je ne connais personne qui accepte de me la prendre…”
Trop heureuse à l’idée de pouvoir faire plus ample connaissance avec ce volatile qui m’avait tant intriguée, je me suis portée volontaire. Et c’est ainsi qu’à la fin du mois d’août 2004, Pivoine est arrivée chez moi, avec sa cage, et un stock de graines de tournesol et d’extrudés, plus quelques instructions, assez minimales : changer son eau tous les jours et changer la sciure de bois au fond. Lui donner des carottes, des pommes ou des tomates de temps en temps. “Et maintenant, tu te débrouilles…”
Voilà comment Pivoine est entrée dans ma vie.
2 commentaires pour “Comment Pivoine est entrée dans ma vie”
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Suzy, le 21 septembre 2006 à 15:33 |
Moi qui ai le privilège de connaître Pivoine, je dois dire que je suis bien heureuse qu’elle ait fait son entrée dans PerroBlog !
Comme Pivoine a la chance de vivre chez Joy, et que Joy n’a pas son pareil pour écrire les aventures de Pivoine ( et elle sont truculentes et nombreuses), je me réjouis de lire la suite des aventures de Pivoine.
Dans cette attente….
cabotine707, le 28 septembre 2006 à 1:32 |
J’ai eu également la chance de rencontrer PIVOINE qui tomba immédiatement amoureuse de mon cher et tendre et cela m’a rendue terriblement jalouse ! mais Dieu qu’elle est belle et terriblement craquante lorsqu’elle dandine du croupion et qu’elle exécute tel un rituel amoureux cette danse de séduction sur le bras d’un humain mâle…. j’ai des photos qui m’empecheront d’oublier ce moment où j’ai pu l’observer à travers un objectif d’appareil photo ; ce fut un vrai et très grand moment.
Ce fut également l’occasion de rencontrer JOY, la maman de PIVOINE et je suis ravie d’avoir pu mettre un visage sur la voix et sur les mots si joliment exprimés par elle.
PIVOINE est un phénomène à elle seule et c’est la première fois que je vois de mes yeux un Gris si avancé en âge mais rassurez vous ;elle n’a pourtant pas pris une ride ! et cela en dépit d’un passé qui ne fut pas toujours digne d’une vraie vie de Gris.
Pensée affectueuse à JOY et à PIVOINE