Archive pour septembre, 2006

29
septembre 2006
Mon bébé Hector

Paru dans Histoire de vie d'un perroquet |

Hector est arrivé chez moi (enfin chez lui) le 15 juin 2006.

J’avais, enfouie dans le coin de la tête, une envie d’adopter un gris et ce depuis très longtemps. Petite, des amis de mes grands-parents possédaient un gris qui me fascinait parce qu’il criait “corbeau” chaque fois que le curé passait sur le trottoir, ça me faisait mourir de rire, et je vous passe le reste de son vocabulaire qui était de la même eau. Il s’appellait Coco et je n’ai jamais su ce qu’il est devenu à la mort de ses maîtres, ça fait 40 ans, j’imagine qu’il est au paradis des Cocos ou plutôt au purgatoire vu ses opinions philosophiques.

Je reviens à mon Hector, c’est le hasard qui a décidé pour nous, j’avais prévu de me rendre dans une animalerie, comme ça juste pour voir, je ne connaissais pas le forum des grisdugabon, je voulais savoir le prix, quelle cage, quelle nourriture etc, enfin le Ba ba.

Et voilà, dans une cage minuscule, sans jouet, au milieu des perruches et des canaris un gris magnifique qui me regarde d’un air curieux, il est vrai que je lui parle, je siffle, je gagatise complètement et là comme on dit mon coeur fait boum.

Je passe un petit coup de fil à mon compagnon “bonjour mon coeur, je peux acheter un perroquet?” …. silence et puis la réponse qui m’arrangeait “fais comme tu veux mais c’est pas moi qui m’en occupe” “d’accord mon amour, promis”

Je me retourne vers la vendeuse et je lui dit j’ai le ok pour le perroquet, ça veut surement dire que j’ai le ok pour le reste et hop j’achète un perroquet, une cage, des jouets, de la nourriture, des friandises, du fond de cage, … je vous passe la facture.  Je reçois un certificat de garantie d’un an sur la parole !!!!!!!!  Ca veut dire que si il ne parle pas dans l’année, on me l’échange !!!!!! Sur le coup je ne comprends même pas ce que ça veut dire.

Le vendeur met le coco dans une petite boîte, il hurle, et puis silence, j’embarque tout mes achats ainsi que le cobaye et la cage et tout le bazard que ma fille a acheté pendant ce temps là.

Nous voilà dans la voiture, tout est calme, sauf moi j’ai le coeur qui bat la chamade, je me dis que je suis folle et que je me suis laissée aller, que j’aurais du prendre le temps de réfléchir mais comme on dit ce qui est fait est fait.

Pendant ce temps là, le petit coco commence à trouver sa petite boîte un peu trop petite et il entreprend de l’agrandir à grands coups de bec et ça va vite….. panique à bord, ma fille pousse des cris, je trouve un torchon dans la voiture et on recouvre la boîte avec, pauvre bête.

Et nous voilà à la maison, bin va falloir monter la cage et là mes talents sont mis à l’épreuve, j’arrive à monter cette cage en moins d’une heure aidée par mes deux filles, parce que pendant ce temps là, il râle le Coco et la boîte devient de plus en plus grande.

Et puis vient le moment de faire rentrer un perroquet dans une cage, heu c’est comment qu’on fait ?

Je mets la boîte dans la cage et Coco ne demande pas son reste, il file vers le perchoir le plus élevé en poussant des hurlements atroces, mon chien se met à aboyer comme une folle …. c’est l’horreur, là je suis convaincue que j’ai fait une belle connerie, et puis soudain le calme et mon beau gris se calme, il ira même manger dans les minutes qui suivent et surtout il accepte la cacahuete que je lui tends, quel bonheur.

Quand mon compagnon est rentré du boulot, on a cherché tous ensemble un joli nom, nous sommes tombé d’accord sur Hector, ce qui m’a permis de dire que si il a un frère on l’appelera Paris, y a que moi qui ai trouvé ça drôle.

Voilà l’arrivée de mon beau bébé Hector et peut-être la fin d’un cauchemar pour un perroquet plus que vraisemblablement d’import.

Catherine et son Hector

 

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27
septembre 2006
JHAYA, un Gris atteint de PBFD dans ma vie.

Paru dans Perroquet malade |

JHAYA a toutes ses plumes depuis un an et le voici à la douche comme toutes les semaines……Quelle sublime idée que ce blog ! Merci Suzy !

JHAYA, comme tout le monde le sait peut être, est entré dans ma vie le 18 deptembre 2005 à 18h00. Quelle précision me direz vous mais ce que l’évènement a définitivement bouleversé ma vie de famille, ma vie tout court.

JHAYA est un jeune Gris de 1 an et demi ( né en janvier 2005 ) qui nous surprend tant par son aptitude à apprendre que par celle de nous surprendre mais je sais que vous aussi, vous savez tout cela… Notre vie avec lui s’est assombrie quand nous avons appris le mal qui rongeait notre BB….4 lettres qui frappent comme la foudre et qui tranchent comme la lame : PBFD.
Des semaines durant, je pleurais et vomissais ma haine des revendeurs en ressassant les dires d’un vétérinaire qui se complaisait à me répéter encore et encore qu’il n’y avait rien à faire , qu’il etait condamné, ce que je refusais d’entendre.
JHAYA, mon BB allait donc mourir sous mes yeux sans que je ne puisse l’aider ? INCONCEVABLE ! J’allais donc au combat de cette infame saloperie toute lucidité gardée ….je me documentais sur internet,  écoutais tous ceux du forum qui me remontaient le moral comme ils le pouvaient, lisais les thèse du professeur untel et untel sur la PBFD, fouillais tout ce qui était exploitable et m’enfonçais dans une recherche frénétique que tout le monde, chez moi commençait à trouver bien étrange et disproportionnée.

Puis, un jour, je tombe sur le lien d’un véto qui pratique au Luxembourg, alors je fonce, je l’appelle, appelle à l’aide, fais le point avec lui et l’espoir nacquit.
JHAYA, lui, bien inconscient de ce qui se tramait dans son petit corps d’oiseau, continuait d’évoluer malgré tout comme si le mal qui le rongeait , ne faisait en fait ,que l’effleurer….
Un beau jour d’avril, alors qu’on avait appris la maladie en janvier, nous partimes pour le LUXEMBOURG tester ce traitement dont tout le monde sait qu’il débouche sur un espoir mais à cette époque là, personne n’y croyait et tout le monde m’en dissuadait car trop tout cela demeurait très expérimental : Or qu’avais-je à perdre ? RIEN car mon petit allait en crever de cette chose immonde.
Je m’y rendais donc pleine d’espoir meme si le médecin de JHAYA m’avait quelque peu refroidie sur l’évolution probablement négative de la PBFD sur JHAYA…. La mort de rapprochait en douce grimaçante, menaçante, terrifiante. Il ne voulait pas me donner d’espoir, repoussant meme ma proposition de le rencontrer dans sa clinique avec mon petit sous le bras…..Mais je m’acharnais et je voulais gagner ce combat ne serait-ce que pour faire taire les défaitistes qui me repétaient que tout était fichu….

Deux séries d’injections et trois mois plus tard, mon petit revenait négatif à la PBFD tentant même d’effectuer son premier vol qui fut un succès ( il me faut rappeler que JHAYA n’avait jamais volé à cause de la maladie qui avait endommagé ses plumes alaires)  et qui força notre admiration pour ce petit être qui luttait depuis des mois pour vivre avec tout notre amour et notre acharnement de parents non résignés.

JHAYA n’est plus le même depuis cet épisode; il est un autre et mène désormais une vraie vie de perroquet Gris faisant et multipliant les bêtises et les dégradations en tout genre. Il se frotte à la vie avec une telle allégresse que je me suis retrouvée débordée et paniquée. Il devenait si plein de vie ! comment cela etait-il possible ? comment avais-je pu croire que le JHAYA timide et éteint du début etait le vrai JHAYA ? comment avais-je pu me tromper à ce point ?
J’étais et demeure encore aujourd’hui un peu perdue car il est devenu si turbulent et agité, cabochard et cabotin …. comme sa mère me semble-t-il….
JHAYA, pour moi , n’est pas un animal ; il est un membre de la famille et tient une place essentielle au coeur de notre foyer. JHAYA est une personne qui nous aime pour ce que nous sommes et ce que nous lui donnons chaque jour. Ses yeux, tantôt ronds, tantôt en amande trahissent une intelligence qui me dépasse et que je ne comprends pas toujours et à laquelle je réponds maladroitement parfois….J’apprends avec lui, je respire avec lui et rêve avec lui…..
Pour moi, le soleil se lève et se couche avec elle pouvais -je entendre dans une réplique de film avec la Al Pacino ; et bien pour moi, c’est un peu pareil ; le soleil se lève et se couche avec mon Gris.

Oh ! bien sur d’autres choses me rendent heureuse dans la vie mais JHAYA m’a donné un ciel plus bleu que celui des autres et cela même quand les nuages s’amoncèlent…. Un gris, ça change la vie et ça la change d’une façon qu’on ne peut imaginer avant qu’il n’arrive.

Voilà, voilà mon histoire, une histoire de Gris qui finit fort heureusement très bien et qui nous fait penser à tous ceux qui luttent contre la maladie.
JHAYA est vraisemblablement le premier perroquet en France à avoir bénéficié du traitement et à s’en être sorti…. il est donc un pionnier et un BB sauvé in extremis et cela, grace à ma rencontre avec l’un de vétos les plus acharnés de la catégorie.
Je suis fière de mon parcours avec lui et s’il fallait que je fasse la somme de tout ce que j’ai appris un un an, et bien j’en serais bien étourdie et bien surprise moi même….
Entêtée, têtue, acharnée, butée parfois aussi…. je le suis OUI mais je sais que la force sans le coeur n’est rien et que la persévérance sans l’intelligence , sans le bon sens , résonne dans le vide…. aussi, s’il fallait recommencer, je le referais sans hésiter….
Mon JHAYA, mon Gris, Merci d’illuminer mes jours et de me faire rêver la nuit ; merci de remplir l’espace et de me caresser le visage de ton vol si puissant et si pure….

Aussi, et malgré toute cette pénible aventure, nous songeons très sérieusement à adopter une Grisounette pour notre Grisounet ; et oui, le laisser seul alors que son espérance de vie dépasse très largement celle que la maladie laissait espérer nous pousse à envisager l’avenir avec joie et frénésie. Adopter une Grise, une fiancée pour mon petit coeu-coeur, n’est-ce pas là un heureux dénouement ? C’est comme dans les films hollywoodiens, sauf que là, la fin serait la suivante :  ”ils vécurent heureux et eurent plein de petits grisounets” ………..

Merci à vous aussi, membres du forum qui m’avez aidée. Sans vous, je n’aurais pas su, je n’aurais peut-être pas vu.

JHAYA et Cabotine

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24
septembre 2006
Le picage de Karma

Paru dans Santé & Etude du Comportement du Perroquet de Compagnie & Picage |

Karma est arrivé à la maison le 23 septembre 2005. Tout de suite choyé et au combien aimé, je pense qu’il a eu sa place immédiatement dans la famille. Il adorait voler dans la maison, jouait beaucoup, était très farceur. Je parle au passé et je vous explique pourquoi. Il y a quelques mois, du jour au lendemain, Karma a commencé à se manger les plumes. Il ne se contente pas de les arracher, non, il les grignote. Il en coupe un bout, le tient dans sa patte, et le grignote comme s’il s’agissait d’une glace. Très inquiète, je suis allée consulter un vétérinaire au mois de février qui m’a préscrit un calmant vétérinaire. Mais j’ai aussi consulté ensuite un grand ami, Richard, qui lui m’a préconisé plutôt le fameux Rescue des fleurs de Bach. J’ai aussi commande en Angleterre du Calcivet que l’on ne trouve en France que pour les bovins!!! Donc, depuis février, Karma a eu son calcium 3 jours par semaine et le Rescue tous les jours, sans compter le perform qu’il prend depuis son arrivée à la maison.

Pas de changement dans son attitude…..il se grignote toujours les plumes, et dès qu’il en repousse il les enlève consciencieusement. Le mois dernier, trois petites plumes rouges réapparaissaient au bout du croupion, elles sont restées 3 semaines.

Le 26 août, nouvelle visite chez le véto. Prescription d’une collerette, véritable engin de torture qui l’empêchait non seulement de se tenir debout dans le fond de sa cage, mais de manger et simplement de bouger. Nous avons tenu le coup avec mon mari 1/4 d’heure environ et nous lui avons enlevé. Je préfère le voir en duvet que malheureux. Il n’a plus parlé pendant 2 jours tellement cela l’avait stressé.

A nouveau téléphoné à Richard qui là m’a demandé de changer le rescue et de donner en fleurs de Bach la formule suivante : Wilg Willow - Chesnut Bud - Rock Water - Hornbeam et Mustard, mélanger le même nombre de gouttes dans un flacon compte gouttes et donner 3 fois par jour 3 gouttes.

Depuis, j’attends, c’est vrai que Karma a l’air de moins casser ses plumes, mais en revanche et cela depuis qu’il ne peut plus voler, il me semble triste, ne joue plus comme il le faisait lorsqu’il pouvait voler, il est la plupart du temps “apathique”. Certes, il lui arrive à certains moments de la journée de beaucoup parler et de nous sortir toute la panoplie de son vocabulaire, il est merveilleusement gentil et affectueux, mais voilà, je le trouve trop triste.

J’espère vraiment qu’un jour je retrouverais le Karma du début, heureux de vivre et volant partout dans la maison.

Merci à vous tous qui avez eu la patience de me lire. Il est bien évident que je vous donnerais des nouvelles régulièrement. Je ne perds pas espoir!!!!!

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21
septembre 2006
Comment Pivoine est entrée dans ma vie

Paru dans Histoire de vie d'un perroquet |

Il y a environ trois ans, je suis allée rendre visite à un de mes amis qui avait un atelier de tapisserie. Derrière la pièce destinée aux clients, j’ai parcouru un couloir tortueux, au fond, une pièce sombre et dans cette pièce, une grande cage avec un perroquet gris du Gabon. J’ai immédiatement été attiré par cet oiseau qui se tenait assez tristement sur son perchoir. En m’approchant, j’ai vu qu’il m’examinait aussi. Et mon ami m’a présenté… Pivoine. J’ai posé les questions que tout le monde pose en présence d’un perroquet : Est ce qu’il parle ? Ca fait longtemps que tu l’as ? …

Et pour me montrer son perroquet de plus près, il a été chercher un gant et à ouvert la porte de la cage. Puis il l’a pris avec autorité sur sa main gantée malgré que Pivoine essayait de lui échapper en se tenant au fond de son perchoir.

Il m’a expliqué qu’elle ne volait pas, (et oui, c’est une “elle” mais que de temps en temps elle arrivait à ouvrir le loquet de la cage et s’aventurait dans son atelier où elle avait occasionné quelques dégâts : troué des tissus et tentures destinés au clients, raboté le bois de certains sièges, renversé des pots de colle, … Qu’elle est âgée d’environ 12 ou 13 ans. Qu’elle appartenait avant à un monsieur qui est décédé. Et que la veuve de ce monsieur ne pouvait pas s’en occuper et qu’il l’avait récupérée auprès d’un de ses amis, vétérinaire.

J’étais à la fois fascinée par cet oiseau, par son regard perçant, intelligent, et gênée de voir que mon ami ne le respectait pas.

La seconde fois où je me suis rendue à l’atelier, après avoir dit bonjour à mon ami, j’ai foncé dire bonjour à Pivoine.

Il faisait un temps magnifique et sans avoir rien demandé, j’ai pris la cage et l’ai mise dehors. Je suis restée longtemps près d’elle à l’observer. Et j’ai vu qu’elle était heureuse de sortir de cet atelier sombre car elle étirait ses ailes et sifflait.

Je suis allée lui rendre visite plusieurs fois au cours des mois suivants. A chaque fois que le temps le permettait, je lui faisais prendre l’air et je passais surtout le maximum de temps auprès d’elle. Je lui parlais et elle sifflait, elle disait aussi des choses que je ne comprenais pas.

Et puis au début du printemps suivant, mon ami et moi, nous sommes un peu perdus de vue…

C’est en fin d’été que nous nous sommes rencontrés par hasard dans la rue. Lui était sur un trottoir, et moi sur l’autre.

Après les “bonjours”, bisous et “ça va ?”, ma première question a été : “Comment va Pivoine ?” et mon ami me répond, “C’est bizarre que tu me demandes ça, car je vais de ce pas au journal pour passer une annonce parce que je veux la vendre. Je veux partir travailler à l’étranger, et je ne connais personne qui accepte de me la prendre…”

Trop heureuse à l’idée de pouvoir faire plus ample connaissance avec ce volatile qui m’avait tant intriguée, je me suis portée volontaire. Et c’est ainsi qu’à la fin du mois d’août 2004, Pivoine est arrivée chez moi, avec sa cage, et un stock de graines de tournesol et d’extrudés, plus quelques instructions, assez minimales : changer son eau tous les jours et changer la sciure de bois au fond. Lui donner des carottes, des pommes ou des tomates de temps en temps. “Et maintenant, tu te débrouilles…”

Voilà comment Pivoine est entrée dans ma vie.

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20
septembre 2006
Beau-Titi

Paru dans Histoire de vie d'un perroquet |

Beau-Titi est un perroquet Gris du Gabon arrivé à la maison il y a presque 3 ans. C’est un perroquet qui a beaucoup souffert avant d’arriver chez moi, bien qu’il soit un perroquet EAM, c’est-à-dire « Elevé A la Main ».

Au cours des 10 premiers mois de son arrivée à la maison, Beau-Titi avait peur de tout et de tous : c’est vrai qu’il avait une patte tordue, sans doute cassée… par qui ? par quoi ? Lui seul le sait.
Beau-Titi est resté 10 mois les deux pattes serrées sur le plus haut perchoir de sa cage, sans bouger, sans parler, et ne mangeant que lorsqu’il n’y avait plus personne dans la cuisine, pièce où est sa cage.
Sa cage n’a jamais été fermée, et Beau-Titi, que maintenant j’appelle Monsieur Beau-Titi pouvait voler à son aise dans la cuisine.

Je l’appelle « Monsieur Beau-Titi » mais toute la famille l’appelle : Beau-Titi le Salopard …
Au fil de mes récits sur PerroBlog, vous allez finir par comprendre pourquoi.

Je reviendrai sur son histoire, mais je voudrais vous raconter la dernière de Monsieur Beau-Titi, dit Le Salopard.

Comme je l’ai écris plus haut, Monsieur Beau-Titi vit en liberté dans la cuisine, dans « SA » cuisine.

Sa nouvelle lubie, ou son nouveau métier, comme vous le voulez, c’est d’être le gardien en chef de la cuisine.

Depuis quelques jours, quand je ne suis pas à la maison, Monsieur Beau-Titi monte la garde et empêche qui que ce soit d’accéder à la machine à café expresso : plus personne ne peut se faire un café.

Dès que quelqu’un ose approcher de la machine, Beau-Titi ouvre ses deux grandes ailes pour faire un grand cercle autour de la tête du buveur de café, et se pose devant la machine, le bec en avant, les plumes gonflées !

Je crois que Beau-Titi est plus intelligent qu’on ne le croit : en fait, il y a une dizaine de jours, je recevais la facture des capsules pour faire des excellents Expresso, et devant le prix de ces minuscules capsules colorées, j’ai dit haut et fort : je vais être ruiner avec ce que nous coûtent ces capsules…

Monsieur Beau-Titi, gourmand et gourmet, a du penser qu’une fois ruinée, il n’aurait plus rien à manger !

Alors, il veille aux grains… de café bien sur !

A bientôt pour la suite des histoires de Monsieur Beau-Titi, dit Le Salopard

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