Paru dans Histoire de vie d'un perroquet |
Hector est arrivé chez moi (enfin chez lui) le 15 juin 2006.
J’avais, enfouie dans le coin de la tête, une envie d’adopter un gris et ce depuis très longtemps. Petite, des amis de mes grands-parents possédaient un gris qui me fascinait parce qu’il criait “corbeau” chaque fois que le curé passait sur le trottoir, ça me faisait mourir de rire, et je vous passe le reste de son vocabulaire qui était de la même eau. Il s’appellait Coco et je n’ai jamais su ce qu’il est devenu à la mort de ses maîtres, ça fait 40 ans, j’imagine qu’il est au paradis des Cocos ou plutôt au purgatoire vu ses opinions philosophiques.
Je reviens à mon Hector, c’est le hasard qui a décidé pour nous, j’avais prévu de me rendre dans une animalerie, comme ça juste pour voir, je ne connaissais pas le forum des grisdugabon, je voulais savoir le prix, quelle cage, quelle nourriture etc, enfin le Ba ba.
Et voilà, dans une cage minuscule, sans jouet, au milieu des perruches et des canaris un gris magnifique qui me regarde d’un air curieux, il est vrai que je lui parle, je siffle, je gagatise complètement et là comme on dit mon coeur fait boum.
Je passe un petit coup de fil à mon compagnon “bonjour mon coeur, je peux acheter un perroquet?” …. silence et puis la réponse qui m’arrangeait “fais comme tu veux mais c’est pas moi qui m’en occupe” “d’accord mon amour, promis”
Je me retourne vers la vendeuse et je lui dit j’ai le ok pour le perroquet, ça veut surement dire que j’ai le ok pour le reste et hop j’achète un perroquet, une cage, des jouets, de la nourriture, des friandises, du fond de cage, … je vous passe la facture. Je reçois un certificat de garantie d’un an sur la parole !!!!!!!! Ca veut dire que si il ne parle pas dans l’année, on me l’échange !!!!!! Sur le coup je ne comprends même pas ce que ça veut dire.
Le vendeur met le coco dans une petite boîte, il hurle, et puis silence, j’embarque tout mes achats ainsi que le cobaye et la cage et tout le bazard que ma fille a acheté pendant ce temps là.
Nous voilà dans la voiture, tout est calme, sauf moi j’ai le coeur qui bat la chamade, je me dis que je suis folle et que je me suis laissée aller, que j’aurais du prendre le temps de réfléchir mais comme on dit ce qui est fait est fait.
Pendant ce temps là, le petit coco commence à trouver sa petite boîte un peu trop petite et il entreprend de l’agrandir à grands coups de bec et ça va vite….. panique à bord, ma fille pousse des cris, je trouve un torchon dans la voiture et on recouvre la boîte avec, pauvre bête.
Et nous voilà à la maison, bin va falloir monter la cage et là mes talents sont mis à l’épreuve, j’arrive à monter cette cage en moins d’une heure aidée par mes deux filles, parce que pendant ce temps là, il râle le Coco et la boîte devient de plus en plus grande.
Et puis vient le moment de faire rentrer un perroquet dans une cage, heu c’est comment qu’on fait ?
Je mets la boîte dans la cage et Coco ne demande pas son reste, il file vers le perchoir le plus élevé en poussant des hurlements atroces, mon chien se met à aboyer comme une folle …. c’est l’horreur, là je suis convaincue que j’ai fait une belle connerie, et puis soudain le calme et mon beau gris se calme, il ira même manger dans les minutes qui suivent et surtout il accepte la cacahuete que je lui tends, quel bonheur.
Quand mon compagnon est rentré du boulot, on a cherché tous ensemble un joli nom, nous sommes tombé d’accord sur Hector, ce qui m’a permis de dire que si il a un frère on l’appelera Paris, y a que moi qui ai trouvé ça drôle.
Voilà l’arrivée de mon beau bébé Hector et peut-être la fin d’un cauchemar pour un perroquet plus que vraisemblablement d’import.
Catherine et son Hector


mais que de temps en temps elle arrivait à ouvrir le loquet de la cage et s’aventurait dans son atelier où elle avait occasionné quelques dégâts : troué des tissus et tentures destinés au clients, raboté le bois de certains sièges, renversé des pots de colle, … Qu’elle est âgée d’environ 12 ou 13 ans. Qu’elle appartenait avant à un monsieur qui est décédé. Et que la veuve de ce monsieur ne pouvait pas s’en occuper et qu’il l’avait récupérée auprès d’un de ses amis, vétérinaire.